La scène politique congolaise est de nouveau secouée par une polémique majeure. L’ancien ministre Justin BITAKWIRA a publiquement accusé le président du Sénat honoraire Modeste BAHATI LUKWEBO d’entretenir des relations avec les rebelles opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans des déclarations qui suscitent de vives réactions, BITAKWIRA affirme que des éléments de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars assureraient la sécurité de certaines propriétés appartenant à BAHATI LUKWEBO dans les villes de Goma et BUKAVU. Selon lui, la présence de ces combattants autour de maisons et d’immeubles attribués au leader politique constituerait un indice troublant de proximité avec ces groupes armés.
Ces accusations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est du pays, où les affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles de l’AFC/M23 continuent d’alimenter l’instabilité et les déplacements massifs de populations.
Pour l’heure, aucune preuve officielle n’a été rendue publique pour étayer ces affirmations. De leur côté, les proches de BAHATI LUKWEBO n’ont pas encore réagi publiquement à ces déclarations qui agitent déjà la sphère politique et médiatique.
Dans un climat politique déjà marqué par de fortes rivalités et des tensions liées à la guerre dans l’Est, ces accusations risquent d’alimenter davantage le débat national sur les responsabilités et les complicités supposées autour du conflit.
Reste à savoir si ces allégations déboucheront sur des clarifications officielles ou sur l’ouverture d’éventuelles investigations, tant le sujet demeure sensible dans un pays où la question des groupes armés et de leurs soutiens présumés constitue un enjeu majeur de souveraineté et de sécurité nationale.
Fatshi BWANGA
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