window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); RDC | FCC–CACH : KABILA exhibe l’accord, TSHISEKEDI révèle le piège, qui a vraiment manipulé qui ?

RDC | FCC–CACH : KABILA exhibe l’accord, TSHISEKEDI révèle le piège, qui a vraiment manipulé qui ?

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La politique congolaise n’aime ni la stabilité ni la mémoire écrite.
Elle préfère les accords flous, les alliances de circonstance et les ruptures spectaculaires.
L’épisode de la coalition FCC–CACH en est aujourd’hui la démonstration la plus éclatante et peut-être la plus cynique.

En 2019, le pacte entre le FCC de Joseph KABILA et le CACH de Félix-Antoine TSHISEKEDI est présenté comme un compromis historique, censé garantir une transition pacifique. 

En réalité, il s’agissait d’un mariage de méfiance, construit sur des calculs froids plutôt que sur une vision commune.

Un accord sans véritable équilibre

Le FCC, fort de sa majorité parlementaire, pensait avoir verrouillé le système.
Sur le papier, tout semblait joué d’avance : le pouvoir réel resterait entre ses mains.
Mais en face, TSHISEKEDI n’a pas joué le rôle attendu.

Refuser de conserver une copie officielle de l’accord n’était pas une négligence. C’était une manœuvre. Une stratégie silencieuse mais redoutable : ne laisser aucune trace contraignante pour mieux reprendre la main le moment venu.

Dans un environnement politique où tout se négocie et se renégocie, l’absence de preuve devient une arme.

2026 : KABILA sort le document et s’expose

En affirmant aujourd’hui détenir l’unique copie originale, Joseph KABILA croit reprendre l’initiative. 
Mais cette sortie médiatique soulève une question brutale : Pourquoi maintenant ?

Ce qui est présenté comme une preuve devient paradoxalement un aveu :
• aveu d’un accord opaque,
• aveu d’un déséquilibre initial,
• aveu d’une bataille narrative perdue.

Car dans l’arène politique, celui qui brandit un document trop tard ressemble davantage à quelqu’un qui se justifie qu’à quelqu’un qui domine.

Guerre des récits : qui contrôle l’histoire ?

Ce dossier dépasse largement le contenu de l’accord. Il s’agit désormais d’une lutte pour imposer une lecture de l’histoire.

KABILA tente de réaffirmer son rôle d’architecte du système. 
TSHISEKEDI, lui, a déjà tourné la page en construisant une nouvelle majorité autour de l’Union sacrée. 
Le résultat est ainsi scellé.
L’un (KABILA) parle du passé et l’autre (TSHISEKEDI) contrôle le présent.
 
Et en politique, le présent pèse toujours plus lourd que les archives.

Une leçon brutale pour la RDC

La chute de la coalition FCC–CACH révèle une vérité dérangeante : Les alliances basées sur des calculs tactiques sont condamnées à exploser.
Mais elle révèle surtout autre chose, plus profond : Le pouvoir ne réside pas toujours dans ce que l’on détient… mais dans ce que l’on peut nier, contourner ou redéfinir.

Conclusion tranchante

La sortie de KABILA ne renverse rien. Elle confirme plutôt une réalité politique implacable : Dans certaines négociations, celui qui garde le document garde le passé…
mais celui qui s’en libère contrôle l’avenir.

SHASHU YENGA 
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