Le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Cette fois, c’est le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean‑Claude KATENDE, qui s’est illustré par une sortie particulièrement critique à l’endroit du secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin KABUYA.
Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux, Jean-Claude KATENDE a vivement dénoncé les arguments avancés par certains responsables politiques favorables à une modification de la loi fondamentale. Selon lui, l’intention de changer la Constitution est déjà clairement perceptible, mais les justifications présentées jusqu’ici manqueraient de rigueur et de solidité.
«Votre intention de changer la Constitution est connue, mais utilisez les arguments qui montrent au moins que vous avez été à l’école», a lancé le défenseur des droits humains, dans une critique directe visant Augustin KABUYA.
Par cette sortie, le président de l’ASADHO semble dénoncer ce qu’il considère comme un manque de profondeur dans l’argumentaire des partisans de la réforme constitutionnelle. Pour lui, un débat d’une telle importance pour l’avenir institutionnel du pays mérite des analyses sérieuses, étayées et responsables.
Cette nouvelle passe d’armes illustre la tension croissante autour de la question constitutionnelle en RDC, un sujet qui divise profondément la classe politique, la société civile et l’opinion publique. Entre partisans d’une réforme jugée nécessaire et défenseurs du maintien strict de la Constitution actuelle, le débat s’annonce encore long et particulièrement animé.
Dans ce contexte, les prises de position publiques, parfois virulentes, témoignent de l’importance stratégique que représente la Constitution dans l’équilibre politique et institutionnel du pays.
Rédaction
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