Débat explosif en RDC : KAMERHE trace la ligne rouge et corrige BAHATI sur la révision constitutionnelle

Kit-infos.net
0
Le débat autour de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo continue d’alimenter les discussions au sein de la classe politique. Cette fois, le président de l’Assemblée nationale, Vital KAMERHE, est monté au créneau pour apporter des précisions sur la question, tout en prenant clairement ses distances avec la position défendue par Modeste BAHATI LUKWEBO.

Lors d’une intervention publique, Vital KAMERHE a tenu à distinguer deux notions souvent confondues dans le débat politique : la révision de la Constitution et le changement de la Constitution. Selon lui, la première relève d’un mécanisme prévu par la loi fondamentale elle-même, tandis que la seconde sort du cadre constitutionnel.

«La révision de la Constitution est constitutionnelle, tandis que le changement de la Constitution n’est pas constitutionnel», a-t-il déclaré, soulignant ainsi que toute modification éventuelle doit impérativement respecter les dispositions prévues par la Constitution actuelle.

Par cette prise de position, le président de l’Assemblée nationale rappelle que la Constitution congolaise contient déjà des mécanismes permettant d’adapter certaines dispositions lorsque les circonstances l’exigent. Toutefois, ces ajustements doivent se faire dans le strict respect des procédures légales et institutionnelles.

Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs responsables politiques expriment des avis divergents sur l’opportunité ou non de toucher à la loi fondamentale. Alors que certains, dont Modeste BAHATI LUKWEBO, se montrent réservés voire opposés à toute initiative en ce sens, d’autres estiment qu’une révision encadrée pourrait permettre d’améliorer le fonctionnement des institutions.

La sortie médiatique de Vital KAMERHE vient ainsi relancer le débat, en posant une distinction juridique claire entre réviser la Constitution, ce qui est prévu par le texte lui-même, et la remplacer entièrement, ce qui nécessiterait un processus bien plus complexe.

Dans un climat politique déjà marqué par de fortes tensions, la question constitutionnelle demeure l’un des sujets les plus sensibles de la scène politique congolaise. Les prochains mois pourraient être déterminants dans l’évolution de ce débat, alors que la classe politique et la société civile continuent de s’affronter sur la meilleure voie à suivre pour l’avenir institutionnel du pays.

Fatshi BWANGA 
Tags

Enregistrer un commentaire

0Commentaires

Please Select Embedded Mode To show the Comment System.*