La Première ministre Judith SUMINWA TULUKA a officiellement transmis, ce samedi 7 mars 2026, deux projets de loi au Parlement pour ratification. Il s'agit de l'accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda, ainsi que d'un accord stratégique signé avec les États-Unis d'Amérique.
La cérémonie s'est déroulée au siège de l'Assemblée nationale en présence des présidents des deux chambres, Aimé BOJI SANGARA (Assemblée nationale) et Jean‑Michel SAMA LUKONDE (Sénat), ainsi que des membres des bureaux du Parlement et de plusieurs ministres du Gouvernement.
Deux accords majeurs soumis aux élus
Selon les explications fournies par la cheffe du Gouvernement, ces instruments juridiques portent sur deux engagements internationaux distincts :
1. L'accord de paix RDC-Rwanda
Signé en juin 2025, ce texte vise à normaliser les relations entre les deux pays voisins, historiquement marquées par des tensions liées à l'insécurité dans l'Est de la RDC. Une annexe relative au cadre d'intégration régionale a été conclue en décembre de la même année, venant compléter le dispositif.
2. L'accord stratégique RDC-États-Unis
Ce partenariat, dont la teneur précise n'a pas été détaillée, s'inscrit dans une dynamique de coopération renforcée entre Kinshasa et Washington, couvrant des volets diplomatiques, sécuritaires et de développement.
Une procédure accélérée pendant les vacances parlementaires
L'exécutif a mis à profit la période des vacances parlementaires pour finaliser l'ensemble des dispositions techniques nécessaires, permettant ainsi un dépôt des textes avant la prochaine rentrée parlementaire, conformément aux exigences constitutionnelles.
La Première ministre était entourée de plusieurs membres du Gouvernement, dont :
· Jacquemain Shabani Lukoo, vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur;
· Noëlla Ayeganagato Nakwipone, vice-ministre des Affaires étrangères;
· Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et des Médias
Transparence et intérêt national
Les autorités ont insisté sur la nécessité pour les représentants du peuple de prendre pleinement connaissance du contenu de ces accords. Bien que des discussions interinstitutionnelles aient déjà eu lieu en amont, l'examen parlementaire constitue une étape démocratique essentielle.
Selon le Gouvernement, cette démarche vise à garantir la transparence vis-à-vis de la population congolaise. Les accords ont été conclus dans l'intérêt supérieur de l'État et du peuple congolais, avec pour objectifs :
· La consolidation de la paix;
· La préservation de la souveraineté nationale;
· La protection de l'intégrité territoriale;
· L'amélioration des conditions de vie des populations
Au-delà de la diplomatie sécuritaire
Les responsables ont souligné que ces accords ne se limitent pas à leur dimension sécuritaire et diplomatique. Ils s'inscrivent également dans une vision de développement à long terme, visant à créer les conditions d'une stabilité durable et d'une prospérité partagée.
Un geste symbolique pour les femmes
En marge de cette cérémonie officielle, les échanges ont également porté sur les préparatifs de la prochaine rentrée parlementaire. À cette occasion, un geste symbolique a été posé en faveur des femmes leaders, dans le cadre des activités du mois de mars consacré à la promotion des droits des femmes.
Prochaines étapes
Les projets de loi seront désormais examinés par les commissions permanentes de l'Assemblée nationale et du Sénat avant d'être soumis au vote des élus. Leur adoption definitive marquera l'entrée en vigueur de ces accords dans l'ordre juridique congolais.
La Rédaction
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