L’ancien gouverneur du Nord-Kivu, Julien PALUKU, est monté au créneau pour répondre aux prises de position de Modeste BAHATI LUKWEBO sur la question de la révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
Selon lui, il est surprenant de voir certains dirigeants africains s’opposer à toute modification de la Constitution congolaise alors qu’ils sont eux-mêmes au pouvoir depuis plusieurs décennies.
Il cite notamment Paul KAGAME, président du Rwanda, au pouvoir depuis 1994, ainsi que Yoweri MUSEVENI, dirigeant de l’Ouganda depuis 1986.
Pour PALUKU, ces dirigeants ne se maintiennent pas au pouvoir par la volonté populaire, mais plutôt par des systèmes qu’il qualifie de « dictatoriaux ».
L’ancien gouverneur affirme également disposer d’éléments indiquant que certains acteurs politiques congolais seraient instrumentalisés pour s’opposer à la révision constitutionnelle en RDC.
Dans ses propos, il évoque même des tentatives présumées de manipulation de la jeunesse du Katanga, qui aurait été encouragée, selon lui, à se soulever contre les institutions.
Dans cette sortie médiatique, Julien PALUKU s’interroge également sur le rôle de Moïse KATUMBI, qu’il accuse indirectement de subir l’influence de KIGALI dans certaines prises de position politiques.
«Soyez de vrais politiciens et non des serviteurs de Kigali», lance-t-il à l’endroit de BAHATI LUKWEBO et d’autres responsables politiques congolais.
Il s’interroge enfin sur ce qu’il considère comme une contradiction : pourquoi certains dirigeants africains, comme Denis SASSOU NGUESSO du Congo-Brazzaville, qui ont eux-mêmes modifié leurs constitutions pour rester au pouvoir pendant plus de trente ans, s’opposeraient-ils aujourd’hui à toute réforme constitutionnelle en RDC.
Pour Julien PALUKU, le débat sur la Constitution congolaise doit rester une affaire souveraine relevant uniquement du peuple congolais.
Fatshi BWANGA
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