En cette fin du mois de mars consacrée à la promotion des droits des femmes, Mbuji-Mayi a été le théâtre, ce samedi 28 mars, d’une mobilisation d’une ampleur exceptionnelle.
Une marche historique qui restera gravée dans les mémoires comme un cri collectif contre les violences persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Des centaines de femmes, soutenues par des hommes solidaires, ont envahi les rues du chef-lieu du Kasaï Oriental, unies par un message sans détour : stop au génocide, stop aux violences. Sous un soleil accablant, la foule a parcouru l’itinéraire reliant la place de la Poste à l’espace Kashala Bonzola, scandant avec force un slogan devenu symbole :
«Assez ! Debout pour la justice à l’Est !»
Un mot d’ordre chargé d’indignation, mais aussi d’espoir, traduisant la détermination d’un peuple qui refuse désormais de détourner le regard face à l’inacceptable.
Au cœur de cette mobilisation portée par la société civile, une voix s’est particulièrement imposée : celle de Lisette Kabanga. Dans une intervention empreinte d’émotion et de fermeté, elle a lancé un message puissant aux femmes de l’Est :
« Vous n’êtes pas seules, nous luttons avec vous ».
Au-delà d’une simple manifestation, cette marche s’est révélée être un véritable acte de sororité nationale. Dans un contexte marqué par les conflits armés qui continuent de déchirer l’Est du pays, l’initiative a symbolisé une unité rare, transcendant les frontières régionales et les clivages identitaires.
À Mbuji-Mayi, les différences ethniques se sont effacées devant une cause commune : la dignité, la sécurité et le respect des femmes. Une démonstration éclatante que la solidarité féminine constitue un levier puissant pour construire un Congo plus juste et apaisé.
Dans son allocution, Lisette Kabanga a salué l’engagement remarquable de la société civile du Kasaï Oriental. Elle a également rendu un hommage appuyé à Abbé Blaise Kanda, figure respectée pour son combat en faveur des causes justes. Elle a enfin exprimé sa reconnaissance à toutes celles et ceux qui ont contribué au succès de cette mobilisation, désormais inscrite parmi les moments forts de cohésion nationale.
Alors que le mois de mars s’achève, cette marche laisse derrière elle un souffle nouveau : celui d’un Congo debout, porté par ses femmes, lucide face à ses défis et résolument tourné vers l’unité.
Car au-delà des discours, ce sont ces actions concrètes qui nourrissent l’espoir : celui d’un pays où chaque femme, qu’elle vive à l’Est, au Kasaï, à l’Équateur ou au Kongo Central, sait désormais qu’elle n’est plus seule, mais portée par la force inébranlable de la solidarité nationale.
Rédaction
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