Plusieurs témoignages concordants recueillis à Manono alertent les autorités sur un possible embrasement entre les villages de Malala et Kanunka, au cœur d’un différend foncier lié à l’appartenance d’une concession minière.
Administrativement, Malala relève du territoire de Manono, dans la province du Tanganyika, tandis que Kanunka dépend du territoire de Malemba-Nkulu, dans le Haut-Lomami.
La situation s’est brusquement tendue le jeudi 26 mars, autour de la mine exploitée par la société Somika. Des gardiens civils locaux, postés à Kanunka pour sécuriser le site, ont mené une opération musclée en direction de Malala, expulsant manu militari des creuseurs artisanaux de cassitérite et de coltan, ravivant ainsi les tensions entre les deux villages.
Selon une source proche du dossier, ces gardiens conditionneraient la poursuite des activités minières au paiement d’une redevance coutumière hebdomadaire de 50 000 francs congolais par personne au profit de la notabilité de Kanunka.
Une exigence catégoriquement rejetée par l’autre camp, qui conteste tout droit ancestral sur cette concession et appelle les autorités territoriales à clarifier les limites administratives entre ces deux localités voisines.
Face à l’absence de délimitation claire, le risque d’affrontements soudains reste élevé.
Certains observateurs estiment qu’une concertation urgente entre les deux entités administratives s’impose afin de désamorcer la crise autour de cette carrière minière, dont dépend largement l’économie locale.
Ildephonse WILONDJA
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