La capitale congolaise s’apprête à vivre une série de perturbations inédites dans le secteur du transport urbain. À partir du lundi 16 mars 2026, les chauffeurs et receveurs de bus, mini-bus, taxis et motos entament une grève totale de trois jours, jusqu’au mercredi 18 mars 2026, pour dénoncer le désordre et les accusations répétées de leurs patrons en cas d’accidents routiers.
Selon un communiqué officiel diffusé ce vendredi, les chauffeurs expriment leur mécontentement face aux reproches injustifiés qui leur sont faits à chaque incident sur les routes.
«Chaque fois qu’un accident se produit, le patron blâme le chauffeur sans qu’il en ait conscience», souligne le document.
Le mouvement de grève concernera tous les véhicules, y compris ceux transportant des enfants, et débutera chaque matin à partir de 4h00. Les organisateurs précisent que tout individu tentant d’entraver le mouvement sera averti sur place.
Cette mobilisation massive reflète la montée de la tension entre chauffeurs et employeurs, et pose la question de la responsabilité réelle dans le secteur des transports en RDC. Les journalistes sont également appelés à la prudence et à ne pas relayer de déclarations provenant de chauffeurs isolés, afin d’éviter la désinformation.
La grève annoncée promet de paralyser partiellement la circulation dans toute la ville de Kinshasa, et les usagers sont invités à anticiper des perturbations importantes sur leurs trajets.
Rédaction
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