window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); RDC : Réviser la Constitution n’est pas une trahison, c’est un test de maturité démocratique

RDC : Réviser la Constitution n’est pas une trahison, c’est un test de maturité démocratique

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Le débat sur la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo prend une tournure inquiétante. À entendre Delly Sesanga, toucher à la Constitution relèverait de la “haute trahison”. Une position radicale… mais juridiquement fragile et politiquement discutable.

Car une Constitution n’est pas un dogme. C’est un cadre. Et comme tout cadre institutionnel, elle doit évoluer avec les réalités d’un pays en mutation.
Présenter toute révision comme une menace, c’est entretenir la peur et verrouiller le débat démocratique. C’est aussi opérer un glissement dangereux : assimiler une procédure légale à une tentative de subversion.

Dans toutes les démocraties matures, les Constitutions sont révisées, ajustées, modernisées. Pourquoi la RDC devrait-elle s’interdire ce que d’autres considèrent comme un levier normal de gouvernance ?

Depuis l’arrivée au pouvoir de TSHISEKEDI en 2019, des réformes ont été engagées.
Mais une réalité s’impose : certaines rigidités institutionnelles continuent de freiner l’action publique.

Refuser toute évolution constitutionnelle, c’est faire le choix de l’immobilisme. Accepter le débat, en revanche, c’est reconnaître que le pays doit s’adapter pour répondre aux défis sécuritaires, économiques et institutionnels.

L’invocation répétée de l’article 64 comme un mot d’ordre politique n’est pas anodine. Elle expose le pays à des tensions inutiles, là où il faudrait privilégier des réformes encadrées, légales et transparentes.

Le véritable enjeu n’est pas de savoir s’il faut réviser la Constitution.
Il est ailleurs : comment le faire, dans quel cadre, avec quelles garanties, et au bénéfice de quel projet national.

À l’horizon 2028, la RDC se trouve à la croisée des chemins : céder aux postures et aux slogans… ou assumer un débat de fond, responsable et tourné vers l’avenir.

Car au fond, une vérité demeure : une Constitution bien révisée ne fragilise pas un État, elle le renforce.

Rédaction 

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