Dans une sortie au ton ferme, l’ancien collaborateur de Joseph KABILA affirme détenir des informations que, selon lui, plusieurs acteurs politiques ignorent ou préfèrent taire concernant l’origine de la Constitution actuellement en vigueur.
«J’étais au gouvernement avec Joseph KABILA et je sais beaucoup de choses que beaucoup de ceux qui s’opposent à la révision constitutionnelle ignorent», a-t-il déclaré, laissant entendre que le débat actuel se fait sans une connaissance complète de l’histoire du texte constitutionnel.
Une constitution « imposée », selon SHE OKITUNDU
Dans son argumentaire, Léonard SHE OKITUNDU soutient que la Constitution congolaise actuelle n’aurait pas été entièrement élaborée par les seuls Congolais.
«La constitution actuelle n’est absolument pas notre œuvre ; elle a été conçue sur mesure et imposée», affirme-t-il.
L’ancien ministre évoque notamment un épisode précis dont il dit garder un souvenir clair. Selon lui, le texte constitutionnel aurait transité par la région des «Mille Collines », expression souvent utilisée pour désigner le Rwanda, avant d’arriver à Kinshasa.
Il cite à cet effet deux personnalités de l’époque, Azarias RUBERWA et KALEV MUTOND, qui auraient été chargées d’acheminer le document vers la capitale congolaise après une adaptation réalisée, affirme-t-il, à Kigali.
Une charge frontale contre les opposants
Au-delà de ces révélations, She Okitundu s’en prend directement à ceux qui rejettent toute idée de révision constitutionnelle.
«Ceux qui s’opposent à la révision de cette constitution sont de purs ennemis du Congo», a-t-il lancé.
Pour l’ancien chef de la diplomatie congolaise, réviser la Constitution serait une étape nécessaire pour mettre fin à ce qu’il considère comme une influence extérieure dans les affaires politiques de la RDC.
Un défi lancé à ses anciens collègues
Léonard SHE OKITUNDU affirme enfin que ses propos ne seront pas contestés par ceux qui ont participé aux événements politiques de l’époque.
«Aucun de mes anciens collègues politiques ne contredira ce que j’ai dit sur l’origine de cette constitution», a-t-il assuré.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique déjà très tendu autour de la question de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. Entre accusations politiques, révélations et divergences de visions sur l’avenir institutionnel du pays, le débat promet de continuer à alimenter la scène politique congolaise dans les prochains jours.
Rédaction
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