Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure, porté cette fois par une voix influente de la majorité.
En déplacement dans la province du Kwilu, Fifi MASUKA, gouverneure du Lualaba, s’est adressée directement au Chef de l’État, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, avec une déclaration à forte portée politique.
«Monsieur le Président, c’est la fille aînée de l’Union sacrée qui vous parle : la province du Lualaba, sans peur, est favorable à la révision de la Constitution», a-t-elle affirmé, assumant publiquement une position claire sur une question qui divise profondément la classe politique congolaise.
Par cette prise de parole, Fifi MASUKA se positionne comme l’une des figures de proue du camp favorable à une réforme constitutionnelle, dans un contexte où le sujet suscite à la fois adhésion et vives réserves au sein de l’opinion et de la sphère politique.
L’évocation du Lualaba comme «fille aînée de l’Union Sacrée de la Nation» traduit également une volonté d’affirmer le poids politique de cette province stratégique dans les équilibres nationaux, tout en réaffirmant son alignement avec la majorité présidentielle.
Cette déclaration intervient alors que le débat sur la révision de la Constitution reste particulièrement sensible, opposant partisans d’une adaptation des institutions aux réalités actuelles et défenseurs du statu quo, soucieux de préserver les acquis démocratiques.
En prenant ouvertement position, Fifi MASUKA SAINI contribue à relancer une discussion nationale qui pourrait s’imposer comme l’un des enjeux majeurs de l’agenda politique dans les mois à venir.
Reste à savoir si cette sortie marquera un effet d’entraînement au sein de la majorité ou si elle accentuera davantage les lignes de fracture déjà visibles sur la scène politique congolaise.
Shashu YENGA
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