window.dataLayer = window.dataLayer || []; function gtag(){dataLayer.push(arguments);} gtag('js', new Date()); gtag('config', 'G-RJCKWMVPJM'); Provocation au Nord-Kivu : l’AFC/M23 lance son “école de gouvernance” en plein territoire occupé

Provocation au Nord-Kivu : l’AFC/M23 lance son “école de gouvernance” en plein territoire occupé

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Une nouvelle étape franchie par le mouvement rebelle AFC/M23 suscite une vague d’indignation. Dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, la formation de 395 “cadres politico-administratifs” par ce groupe armé est vivement critiquée comme une manœuvre dangereuse visant à s’ériger en autorité parallèle.

Une “formation” qui inquiète

Organisée au centre de Kanombe, cette cérémonie présidée par Sultani Makenga marque, selon plusieurs observateurs, une volonté claire du mouvement de structurer une administration dans les zones sous son contrôle.

Une initiative jugée préoccupante, car elle dépasse le cadre militaire pour s’inscrire dans une logique de gouvernance de facto.

Une tentative de légitimation contestée

Derrière cette promotion baptisée “UNITEC001”, présentée comme un programme de “bonne gouvernance”, de nombreuses voix dénoncent une stratégie bien rodée :
 • installer une autorité parallèle,
• imposer une influence politique sur les populations locales,
• et normaliser une présence armée en dehors de tout cadre légal.

Pour plusieurs analystes, il ne s’agit pas d’un simple programme de formation, mais d’une tentative de transformation d’un mouvement armé en entité politico-administrative.

Un défi direct à l’État congolais

En formant et en déployant ses propres “responsables”, l’AFC/M23 est accusé de remettre frontalement en cause l’autorité de la République démocratique du Congo.

Cette dynamique alimente les craintes d’une fragmentation de l’État, où différentes zones échapperaient progressivement au contrôle des institutions officielles.

Risques pour les populations

Au-delà de l’enjeu politique, les conséquences pour les civils inquiètent :
• encadrement par des structures non reconnues,
• absence de garanties juridiques,
• risque d’abus et de dérives sans mécanismes de contrôle.

Dans ces conditions, la notion même de “bonne gouvernance” avancée par le mouvement est largement remise en question.

Une provocation dans un contexte de tensions

Cette initiative intervient alors que les efforts diplomatiques pour résoudre la crise restent fragiles. Elle est perçue par certains comme une provocation supplémentaire, susceptible de compliquer davantage toute perspective de dialogue.

En s’engageant dans la formation de structures administratives, l’AFC/M23 franchit une ligne sensible : celle qui sépare un groupe armé d’un pouvoir politique autoproclamé, une évolution que beaucoup jugent inacceptable et dangereuse pour l’avenir du pays.

Shashu YENGA 

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