Selon l’institution, plusieurs contraintes majeures freinent l’avancement du processus. En première ligne, les difficultés financières. La CENI révèle que moins de 50 % du budget alloué a été effectivement exécuté, limitant considérablement les capacités opérationnelles nécessaires à l’organisation des scrutins.
À ces obstacles budgétaires s’ajoutent des incidents logistiques non négligeables. Un incendie survenu en novembre 2025 a détruit une partie importante du matériel électoral, compromettant ainsi les préparatifs déjà fragilisés. Par ailleurs, des cas de vols et de pillages ont été signalés dans 18 provinces du pays, aggravant les pertes et ralentissant les opérations sur le terrain.
La situation sécuritaire constitue un autre défi de taille. Dans l’est du pays, les tensions persistantes continuent d’entraver les activités liées à l’enrôlement et à la sécurisation du processus électoral. Cette instabilité rend difficile toute projection fiable quant au respect des délais.
Face à cette accumulation de contraintes, la CENI se montre prudente et laisse entendre que le calendrier électoral pourrait ne pas être respecté. Une perspective qui soulève déjà des inquiétudes au sein de l’opinion publique et de la classe politique, dans un pays où les échéances électorales restent un moment crucial de la vie démocratique.
Si aucune solution rapide n’est trouvée, notamment sur le plan du financement et de la sécurité, l’organisation des élections en 2028 pourrait être sérieusement compromise, ouvrant la voie à un nouveau débat national sur l’avenir du processus électoral en RDC.
JNC
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