À Mbuji-Mayi, dans le Grand Kasaï, des femmes se lèvent, marchent et unissent leurs voix pour dénoncer les violences faites à leurs sœurs de l’Est de la République démocratique du Congo.
Leur message est clair : la souffrance d’une Congolaise, où qu’elle se trouve, engage toute la nation. Une mobilisation forte, symbole d’unité et de conscience collective.
Mais pendant que cette solidarité
s’exprime, une scène d’une tout autre nature se déroule à Malemba Kulu, dans l’espace katangais. Là, une femme kasaïenne, Véronique Ntanga, est agressée, humiliée, ciblée uniquement en raison de ses origines.
Deux visages d’un même Congo : l’un qui protège, l’autre qui exclut.
Une contradiction intenable
Cette opposition brutale met en lumière une fracture inquiétante. Comment revendiquer justice et dignité pour les femmes d’un côté, tout en tolérant, ailleurs, des actes de haine tribale ?
Le cas de Véronique Ntanga dépasse le cadre individuel. Il révèle un phénomène plus profond : la banalisation progressive d’une haine identitaire qui mine la cohésion nationale et fragilise les fondements mêmes du vivre-ensemble.
Refuser la haine, défendre la nation
Il est impératif de le rappeler : aucune origine, aucune appartenance provinciale ne saurait justifier la violence. Une Congolaise reste une Congolaise, peu importe qu’elle soit du Kasaï, du Katanga ou d’ailleurs.
Refuser la haine tribale, c’est défendre l’idée même du Congo. Car s’attaquer à un citoyen en raison de son identité, c’est porter atteinte à l’unité nationale.
L’unité comme exigence
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux majeurs, l’unité ne peut être reléguée au second plan. Elle constitue une exigence vitale.
Car sans cohésion, sans respect mutuel, sans solidarité réelle, il ne peut y avoir de nation forte.
Le message est sans équivoque : l’unité n’est pas une option. C’est une obligation. Et sans unité, il n’y a pas de Congo.
Rédaction
%20(1)%20(2).png)