Kananga comme symbole constitutionnel
Devant ses interlocuteurs, elle a clairement exprimé sa position sur une éventuelle révision constitutionnelle :
«Notre souhait est que le changement de la Constitution puisse avoir lieu à Kananga, c’est le lieu où les Congolais ont rédigé la première Constitution dite de Luluabourg en 1964, et non l’actuelle Constitution rédigée à l’étranger», a déclaré Eugénie Tshiela Kamba.
Une sortie qui remet sur la table un sujet hautement sensible dans le pays : la réforme de la Constitution.
Une déclaration polémique sur la durée du pouvoir
Mais c’est surtout une autre partie de son intervention qui fait polémique. La vice-ministre a évoqué, de manière surprenante, la possibilité de voir Félix Tshisekedi se maintenir au pouvoir en établissant un parallèle avec le football :
«Le Président Félix Tshisekedi doit encore rester au pouvoir jusqu’à 52 ans, vu qu’il nous a qualifiés pour la Coupe du Monde 52 ans après», a-t-elle affirmé.
Avant d’ajouter :
«Je fais ici allusion au pouvoir politique antique qui était renforcé par le concours de jeux (sports et loisirs).»
Un débat relancé sur un éventuel troisième mandat
Ces propos interviennent dans un contexte déjà tendu, où la question d’un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi divise profondément la classe politique et l’opinion publique.
Des voix critiques dénoncent déjà une tentative de banalisation du débat sur la modification constitutionnelle, tandis que d’autres appellent à un dialogue national sur les réformes institutionnelles.
Une sortie qui fait des vagues
À Kinshasa comme en provinces, les réactions ne se font pas attendre. Entre inquiétudes, indignations et soutiens discrets, cette déclaration vient raviver les tensions autour de l’avenir institutionnel du pays.
Une chose est certaine : avec cette sortie, Eugénie Tshiela Kamba relance un débat explosif dont les répercussions politiques pourraient être majeures dans les mois à venir.
Leroi SUMAIDI
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