La tension monte d’un cran dans la capitale congolaise. Plusieurs cadres et membres de l’AFDC (Alliance des Forces Démocratiques du Congo), formation politique dirigée par Modeste Bahati Lukwebo, ont été interpellés au niveau du Beach Ngobila, un point stratégique de transit à Kinshasa.
Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible, les personnes concernées étant soupçonnées d’entretenir des liens avec l’AFC/M23, une rébellion associée à Corneille Nangaa.
Parmi les personnalités arrêtées figurent Hilaire Kasusa Kikobya, vice-président national de l’AFDC. D’autres cadres du parti ont également été cités, notamment Jean-Claude Phukuta Kuala, Yvon Yanga, Valery Ilunga, Mardochée Kankonde, Arnold Kaliye et Bosco Kibata.
Ces interpellations surviennent peu de temps après la démission de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de vice-président du Sénat, à la suite d’une sortie médiatique qui avait suscité de vives critiques au sein de la classe politique congolaise.
Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite sur les charges précises retenues contre les personnes arrêtées. Toutefois, cette affaire risque d’avoir des répercussions majeures sur l’équilibre politique au sein de la majorité et de raviver les tensions autour de la question sécuritaire dans l’Est du pays.
L’évolution de ce dossier est suivie de près, tant par l’opinion publique que par les acteurs politiques, dans un climat déjà marqué par la méfiance et les rivalités internes.
Leroi SUMAIDI
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