Selon plusieurs acteurs, envisager une révision constitutionnelle s’inscrit dans le cadre légal prévu par les textes du pays. À l’inverse, tenter d’interdire aux autorités ou aux citoyens d’en discuter serait, selon eux, une position contraire aux principes démocratiques.
Légalité du débat vs tentative de blocage
Des critiques sont notamment adressées à des personnalités comme Donatien Nshole, Georges Kapiamba Muteba et Abbé Léonard Santedi Abongo, accusées de vouloir verrouiller le débat public sur la question constitutionnelle.
Pour les partisans de la révision, cette posture serait non seulement politiquement contestable, mais juridiquement infondée dans un État de droit où la Constitution elle-même prévoit ses propres mécanismes d’évolution.
Soutien affirmé des Églises de réveil
Dans ce contexte, plusieurs leaders religieux issus des Églises de réveil ont affiché leur soutien à l’idée d’un changement constitutionnel, saluant une démarche qu’ils jugent légitime et nécessaire.
Parmi eux figurent notamment l'archibishop Paulin Mwewa, l'Évêque Ejiba, l'Apôtre Léopold Mutombo, l'Évêque Pascal Mukuna ainsi que le Bishop Mupoyi, aux côtés de milliers d’autres pasteurs à travers le pays.
Ces responsables religieux mettent en avant la nécessité d’un débat ouvert et inclusif, estimant que toute réforme doit être discutée sans tabou, dans le respect des lois de la République.
Un débat désormais frontal
Entre accusations d’illégalité, appels à la réforme et mobilisation des leaders religieux, le débat constitutionnel en RDC s’intensifie et sort progressivement des cercles politiques traditionnels.
La question n’est désormais plus seulement juridique, mais profondément politique et sociétale : qui peut décider des limites du débat démocratique ? Et jusqu’où peut aller la réforme sans fracturer davantage l’opinion nationale ?
Une chose est sûre : le sujet de la Constitution reste plus que jamais une ligne de fracture majeure dans le paysage congolais.
Rédaction
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