Invité sur le plateau de l’émission Bosolo Na Politik, l’opposant a ouvertement pris le contre-pied des propos du président Tshisekedi Tshilombo concernant la tenue des élections en 2028 dans un contexte de guerre persistante.
Alors que le chef de l’État évoquait la possibilité de reporter les échéances électorales si l’insécurité se prolongeait dans l’Est du pays, Sesanga, lui, a soutenu une position radicalement opposée : pour lui, les élections peuvent bel et bien se tenir, même si certaines zones du territoire national restent sous occupation.
Une déclaration qui a immédiatement mis le feu aux poudres.
Relayés sur la page Facebook du journaliste Israël Mutombo, ses propos ont suscité une vague de réactions d’une rare virulence. Sur les réseaux sociaux, une large majorité d’internautes n’a pas mâché ses mots, transformant l’espace numérique en véritable tribunal populaire.
Les commentaires, pour la plupart acerbes, oscillent entre critiques politiques et attaques personnelles. Certains internautes n’ont pas hésité à exhumer le passé controversé de l’opposant pour décrédibiliser sa prise de position. D’autres dénoncent une posture jugée déconnectée des réalités sécuritaires actuelles, notamment dans les zones en proie aux violences armées.
«Comparer des territoires sous occupation à une simple difficulté logistique relève de l’irresponsabilité», peut-on lire dans plusieurs réactions.
D’autres vont plus loin, accusant Sesanga de manquer de légitimité pour donner des leçons sur la gouvernance et la sécurité nationale.
Au-delà de la virulence des propos, cette séquence révèle surtout une fracture profonde au sein de l’opinion publique congolaise. Entre impératif démocratique et contraintes sécuritaires, le débat sur la tenue des élections en période de guerre reste explosif.
Une chose est sûre : en s’attaquant frontalement à la ligne défendue par le pouvoir, Delly Sesanga a non seulement relancé un débat sensible, mais il s’est aussi exposé à une tempête politique dont les répercussions pourraient dépasser le simple cadre médiatique.
Fatshi BWANGA
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