États-Unis : Félix Tshisekedi met en garde la diaspora congolaise contre les discours de rupture irréfléchis

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En séjour aux États-Unis, le président a livré un message fort à la diaspora congolaise, appelant à la responsabilité dans les prises de position politiques, particulièrement en période de tensions nationales.

Dans une intervention marquée par un retour sur l’histoire politique du pays, le chef de l’État a évoqué la fin du régime de , rappelant certaines déclarations populaires de l’époque :

«Nous étions distraits lorsque le régime de la Deuxième République arriva à sa fin. Nous avions déclaré que même un chien pouvait nous gouverner, pourvu que Mobutu parte.»

Pour , ce type de discours, bien que porté par la lassitude et le ras-le-bol, a eu des conséquences lourdes :

«Faites attention avec ce genre de propos. En réalité, nous avions ouvert la porte à l’ennemi.»

Le président congolais établit un lien direct entre ces attitudes et les bouleversements qui ont suivi, notamment l’assassinat de M'zee Laurent-Désiré Kabila, qu’il qualifie de «fils du pays», et l’accession au pouvoir de Joseph Kabila Kabila, qu’il présente comme un choix imposé par des intérêts extérieurs.

Au-delà de la charge politique de ses propos, ce message se veut avant tout un avertissement : éviter les discours extrêmes ou désinvoltes qui, selon lui, fragilisent la souveraineté nationale et ouvrent la voie à des ingérences étrangères.

«Nous ne devons pas accepter que cela arrive encore», a-t-il insisté, appelant la diaspora à faire preuve de vigilance, de lucidité et de patriotisme dans son engagement pour l’avenir du pays.

Cette sortie intervient dans un contexte politique sensible, où les débats sur la gouvernance, la sécurité et l’unité nationale restent au cœur des préoccupations des Congolais, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Karaj-a-Ntang 
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