RDC : De la Constitution de Joseph Kabila au changement constitutionnel, la parole au peuple par voie référendaire

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La Constitution n’est ni la propriété d’un homme, ni l’héritage d’un régime. Elle appartient au peuple.

Pour mieux comprendre les tensions actuelles autour du débat constitutionnel en République démocratique du Congo, il faut remonter quelques années en arrière. 
Lors d’une sortie médiatique, le président honoraire Joseph Kabila avait lui-même revendiqué la Constitution de 2006 comme étant son œuvre. 
Dans cette logique, son opposition à toute initiative de réforme apparaît cohérente.

C’est dans ce contexte que s’observe aujourd’hui la multiplication de mouvements et plateformes hostiles à toute révision constitutionnelle. Du M23 à l’AFC, en passant par « Sauvons le Congo » et la C64, une même ligne semble se dessiner : empêcher toute évolution du texte actuel, considéré par certains comme un acquis intangible.

Pour y parvenir, la stratégie adoptée consiste à réduire le débat à une seule question : celle du mandat présidentiel. Une approche restrictive qui vise à bloquer toute réflexion plus large sur les insuffisances éventuelles de la Constitution et les réformes qu’elle pourrait nécessiter. 
À cela s’ajoutent des campagnes de désinformation, des pressions et diverses tentatives d’orientation de l’opinion publique.
Mais cette dynamique pourrait se heurter à une limite majeure : la souveraineté populaire.

En proposant de recourir au référendum, le Président de la République, Félix Tshisekedi, replace le peuple au cœur du processus décisionnel. Dans une démocratie, aucune élite, aucun groupe d’intérêt, ni aucune organisation ne peut se substituer à la volonté populaire.
Le véritable enjeu n’est donc pas d’imposer un « oui » ou un « non », mais de garantir à chaque citoyen le droit fondamental de se prononcer librement.

Toute tentative de confisquer ce droit serait non seulement antidémocratique, mais également contre-productive.
Plus que jamais, l’avenir institutionnel du pays doit se décider dans les urnes, et non dans les calculs politiques. Le peuple congolais doit rester le seul arbitre de son destin.


Rédaction 
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