L’opposant politique a officiellement appelé les citoyens de la à observer la journée « ville morte » prévue ce mercredi 3 juin sur l’ensemble du territoire national. Cette mobilisation intervient dans un climat de fortes tensions politiques autour du projet controversé de révision constitutionnelle.
Dans une adresse vidéo diffusée ce lundi, le président d’Ensemble pour la République a affiché son soutien au mot d’ordre de l’opposition, dénonçant toute tentative de modification de la Constitution, qu’il considère comme une menace pour les acquis démocratiques.
Cependant, cet appel ne fait pas l’unanimité et suscite de vives critiques, notamment en raison de son timing. À quelques jours d’une période cruciale pour les élèves congolais engagés dans leurs examens, certains observateurs dénoncent une initiative susceptible de perturber gravement le calendrier scolaire et de pénaliser des milliers de jeunes.
D’autres voix s’interrogent également sur la posture de l’opposant, soulignant son éloignement du quotidien des Congolais. Ses détracteurs estiment que ses choix politiques n’impactent pas directement sa sphère familiale, contrairement à de nombreuses familles du pays confrontées aux conséquences immédiates de ce type de mobilisation.
Dans ce contexte, l’appel à la « ville morte » apparaît pour certains comme une pression politique aux effets collatéraux lourds, notamment sur l’éducation, un secteur déjà fragilisé.
Par ailleurs, a rejeté les arguments du pouvoir évoquant un soutien international à la révision constitutionnelle, affirmant que « les Américains n’ont pas dit que la Constitution doit être changée ».
À la veille de cette mobilisation, le climat politique en RDC reste particulièrement tendu, entre contestation politique et inquiétudes sociales croissantes.
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