​RDC-Rwanda : Les réseaux de l'ombre et les liaisons secrètes qui paralysent la CENCO face à l'agression du M23

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Derrière le silence ou la frilosité de certaines institutions religieuses face à l'agression rwandaise dans l'Est de la République Démocratique du Congo se cacheraient des mécanismes de chantage d'une gravité inédite. Entre accusations de réseaux d'influence occultes et compromissions personnelles, des indiscrétions mettent directement en cause la hiérarchie catholique face au régime de Kigali.

​Une autorité d'influence : Quand Kigali dicte sa loi

​Dans la culture populaire congolaise, le poète Antoine de Montfleury, alias Koffi Olomidé, rappelle souvent avec ironie les dynamiques de domination à travers sa célèbre formule : « Makangu y’a maman Babengakaye Papa » (L'amant de la mère finit par être imposé comme un père). Mais que se passe-t-il lorsque ces liens d'influence et de soumission se transposent au sommet des institutions religieuses et politiques de la sous-région ?

​Selon plusieurs accusations et analyses qui secouent l'opinion, le Président rwandais Paul Kagame exercerait une véritable autorité et un contrôle direct sur certains dirigeants de l'Église catholique romaine en RDC, et particulièrement au sein de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO). L'objectif de cette stratégie de pression serait d'interdire scrupuleusement à la hiérarchie ecclésiastique de citer explicitement le nom du Rwanda comme soutien direct des terroristes du M23.

​Le chantage des dossiers : Les révélations sur les réseaux occultes

​La clé de cette apparente soumission résiderait dans la détention de dossiers hautement sensibles par les services de renseignement rwandais. Des rapports et des indiscrétions circulant notamment sur les réseaux de confréries et l'homosexualité au sein de certains cercles ecclésiastiques africains indiquent que Kigali disposerait d'une documentation exhaustive sur plusieurs hauts prélats.

​Ces allégations ciblent notamment des connexions directes entre de hauts responsables catholiques de Kinshasa et des figures influentes de l'épiscopat rwandais à Kigali, à l'instar d'Antoine Kambanda. Ce réseau d'influence, qualifié par certains d'alliance de l'ombre, permettrait au régime rwandais de manipuler et de neutraliser la parole publique de certains dignitaires religieux congolais, les transformant en relais passifs de sa politique de communication.

​La consigne du silence imposée aux infiltrés

​L'impact de cette guerre de l'information et du chantage dépasse le simple cadre religieux. En effet, la stratégie du pouvoir rwandais consisterait également à imposer une omerta stricte à tous ses agents d'influence ou infiltrés opérant au sein même des institutions politiques de la République Démocratique du Congo. Il leur est rigoureusement interdit de se prononcer publiquement ou de condamner fermement la politique de Kigali, sous peine de voir leurs secrets ou leurs alliances privées jetés sur la place publique.

​Face à ces révélations de coulisses, le peuple congolais est appelé à redoubler de vigilance face aux discours ambigus et aux silences complices qui affaiblissent le front national contre l'agression.

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