À force de s’autoproclamer remparts de la démocratie, certains leaders politiques congolais semblent oublier un détail de taille : le peuple a de la mémoire.
Alors que la coalition «C-64» tente de mobiliser la rue sous la bannière de la protection de la Loi fondamentale, le vernis craque et révèle une tout autre réalité.
Derrière les discours moralisateurs de Jean-Marc Kabund, Martin Fayulu et Delly Sesanga, se dessine en filigrane l'ombre de l'ancien régime.
Le secret de polichinelle : L’acte de naissance signé FCC
Les masques tombent, et c’est de l’intérieur même du mouvement que vient la confirmation. Alain Bolodjwa, partisan assumé de la C-64, a récemment jeté un pavé dans la mare. Selon ses révélations, Bijoux Goya Kitenge, ancienne sénatrice du Front Commun pour le Congo (FCC) et fidèle parmi les fidèles de Joseph Kabila, est à l'origine du tout premier acte de création de la C-64.
C’est elle qui aurait ensuite confié à Jean-Marc Kabund la mission stratégique de fédérer l’opposition kinoise autour de ce projet.
La vérité est désormais brute et incontestable : La C-64 n’est pas un élan citoyen spontané pour la sauvegarde des acquis démocratiques. Elle apparaît de plus en plus comme la vitrine politique de Joseph Kabila, ce qui explique d'ailleurs les appels répétés et insistants de cette coalition à un «dialogue» avec l'ancien président.
Une revanche politique drapée de vertu
Pour de nombreux observateurs, la ficelle est un peu trop grosse. Le régime de Joseph Kabila tente de revenir sur le devant de la scène sous un nouveau visage, en confisquant le noble combat de l’ordre constitutionnel.
Mais le calcul politique sous-estimé reste la maturité du peuple congolais :
• Un peuple conscient : Les Congolais ont compris le double jeu. Ils écoutent, observent et refusent d’être les marchepieds d'un retour vers le passé.
• Une aspiration au changement : L'opinion publique reste largement acquise à l'idée d'une révision ou d'un changement de la Constitution, perçu comme un acte d'affirmation de la souveraineté nationale, loin des calculs partisans.
• Le rejet de l'instrumentalisation : La Constitution ne doit pas servir de levier pour une revanche politique ou un partage du pouvoir déguisé.
Le 22 juillet : Un rendez-vous manqué avec le peuple
L'appel à la mobilisation prévu pour ce 22 juillet 2026 risque de sonner creux. Les citoyens ont décrypté l'agenda caché derrière les slogans. Le peuple ne marchera pas, car il a compris que la C-64 ne défend pas sa souveraineté, mais des intérêts de coulisses.
En voulant jouer avec le feu de la manipulation politique, les leaders de la C-64 se retrouvent aujourd'hui face à leurs propres contradictions. La quête de souveraineté du peuple congolais s'écrira sans les fantômes du passé.
Rédaction
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