RDC | ​«Le pouvoir par les urnes, pas par les armes» : Pourquoi prôner le dialogue avec les rebelles est une faute morale et politique

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Alors que le parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi plaide pour l'intégration des mouvements armés dans le dialogue politique, une vérité fondamentale doit être rappelée : dans une démocratie digne de ce nom, le pouvoir ne s'échange pas contre la terreur.

​Le piège mortel de la prime à la violence

​Les mêmes causes produisent inexorablement les mêmes effets. Vouloir offrir une chaise autour de la table des négociations à des groupes armés comme l’AFC/M23, responsables de massacres, de déracinements massifs de populations et de souffrances incommensurables, revient à valider une jurisprudence dangereuse : la guerre paierait en RDC.
​L'histoire récente de notre nation l'a surabondamment prouvé :

​• Des milliers de vies innocentes fauchées.
​• Des millions de déplacés internes vivant dans la précarité.
​• Des femmes victimes de violences sexuelles utilisées comme armes de guerre.
​• Des générations d'enfants privés d'école et d'avenir.

​Le modèle hérité du système « 1+4 » a montré ses limites destructrices. Récompenser la rébellion par des postes ministériels ou des sièges aux institutions ne fait qu'instaurer un cercle vicieux où la prise d'armes devient le raccourci le plus rapide vers le pouvoir.

​Une Constitution forte plutôt qu'un dialogue de marchandage

​Ce que le peuple congolais exige aujourd'hui, ce n'est pas un nouveau partage du gâteau politique maquillé en forum de réconciliation. C'est le renforcement de son cadre constitutionnel pour empêcher définitivement que la menace militaire ne dicte la politique nationale.

​Pour que la paix ne soit plus un vain mot, le droit doit fixer des garde-fous infranchissables :

​• Verrouiller l'accès aux fonctions publiques : Interdire l'exercice de hautes responsabilités à tout individu impliqué dans une rébellion, sans reddition préalable de comptes et passage rigoureux devant la justice.

​• Blindage démocratique : Renforcer la protection des institutions républicaines contre toute tentative de chantage ou de capture par la force.

​• Tolérance zéro pour les primes politiques : Inscrire dans le marbre que la violence armée constitue une disqualification définitive de la vie politique.

​La force du droit face aux illusions de la force

​La République Démocratique du Congo ne recouvrira pas sa stabilité par de simples arrangements de coulisses. Si la force des armes est nécessaire pour défendre l'intégrité territoriale, c'est la force des institutions et la clarté du droit qui garantiront la paix à long terme.

​Les acteurs politiques, à commencer par le parti Ensemble, doivent intégrer cette réalité républicaine : ce sont les électeurs dans l'isoloir qui ouvrent les portes du pouvoir, jamais les canons des fusils.

​Le peuple congolais n'est plus dupe. La parole doit revenir aux urnes, et la justice à la patrie.

Rédaction 
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