RDC | Uvira : scandale social autour des veuves des militaires, 1 545 familles abandonnées réclament leurs droits

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À Uvira dans le Sud-Kivu, la situation des veuves et orphelins des militaires des tombés au front prend une tournure alarmante. Dans un cri de détresse, le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA dénonce une crise humanitaire silencieuse et appelle à une intervention urgente de l’État congolais.

Une détresse massive et documentée

Selon le mouvement, 1.545 veuves ont déjà été recensées, un chiffre qui ne cesse de croître au fil des opérations d’identification en cours. Ces femmes proviennent notamment de Bukavu, Kalehe, Walungu et d’autres localités de la province du Sud-Kivu.
Malgré les preuves administratives en leur possession, la majorité de ces familles affirme être privée de la pension de réversion ainsi que de la rente de survie, pourtant prévues pour garantir leur subsistance après la disparition du militaire.
Plus grave encore, certaines veuves déclarent n’avoir jamais perçu les salaires dus à leurs époux décédés, accentuant leur vulnérabilité.

Des arriérés qui plongent les familles dans la misère

Le constat est accablant :

• Certaines veuves cumulent plus d’un an et trois mois d’impayés ;
• D’autres atteignent quinze mois d’arriérés ;
• Certaines enregistrent six mois sans paiement, tandis que d’autres attendent encore le règlement des derniers mois récents.

Privées de toute ressource, ces femmes font face à une précarité extrême. Elles peinent à assurer les besoins fondamentaux : logement, soins de santé, alimentation et scolarité des enfants.
Conséquence directe : des centaines d’orphelins sont exposés à la faim, à l’abandon et à la déscolarisation, alors même que leurs pères ont sacrifié leur vie pour la défense de la Nation.

MACHOZI YA RAÏYA dénonce un manquement grave de l’État

Face à cette situation, le mouvement citoyen qualifie les faits d’inacceptables et accuse l’État congolais de faillir à ses obligations légales et sociales envers les ayants droit des militaires morts au service de la patrie.
Il rappelle que la législation nationale impose le paiement :
• des salaires impayés,
• de la pension de réversion,
• de la rente de survie,
• ainsi que du capital-décès.

Le non-respect de ces engagements constitue, selon eux, une violation grave des droits sociaux.

Des exigences claires et un ultimatum

Le mouvement MACHOZI YA RAÏYA exige des mesures immédiates :

• Le paiement sans délai de tous les arriérés;
• L’activation effective des pensions et rentes;
• Le versement du capital-décès ;
• La gratuité des soins de santé et de l’éducation pour les orphelins.

Un ultimatum d’une semaine a été lancé aux autorités. À défaut de réponses concrètes, le mouvement annonce l’organisation d’une grande marche pacifique afin de faire entendre la voix de ces familles abandonnées.

Une indignation nationale grandissante

Au-delà des revendications sociales, MACHOZI YA RAÏYA évoque également des soupçons graves de détournement de fonds, pointant du doigt certains officiers de haut rang.

Pour le mouvement, l’enjeu est moral autant que politique :
«La Nation ne peut honorer ses héros tout en abandonnant leurs familles».

Dans un contexte marqué par les sacrifices des forces armées, la question des droits des veuves et orphelins devient un test de crédibilité pour l’État congolais.
Garantir leur dignité, c’est honorer la mémoire de ceux qui sont tombés pour la République.

Fatshi BWANGA 

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