Terrorisme à l'Est de la RDC : La posture victimaire et ridicule de Corneille Nangaa face aux sanctions de l'ONU

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​Alors que la pression internationale se resserre autour des artisans de l'instabilité à l'est de la République Démocratique du Congo, la réaction du leader de l'Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), Corneille Nangaa, sonne comme un aveu d'impuissance drapé dans l'arrogance. Récemment frappé par de nouvelles sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, l’ancien président de la CENI reconverti en chef de guerre a balayé d'un revers de main ces mesures, les qualifiant de «politiques» et prétendant qu’elles auraient été «achetées avec de l'argent».
​Une rhétorique victimaire et complotiste qui ne trompe personne, mais qui illustre dramatiquement l’obstination d'un homme face à la justice internationale.

​Le cynisme érigé en bouclier

​«Je suis déjà sous sanctions américaines, européennes, je suis un condamné à mort...», s’est empressé de marteler Corneille Nangaa pour tenter de minimiser la portée de cette nouvelle condamnation mondiale.
En affichant une telle indifférence, le chef rebelle cherche à construire un narratif de l'invincibilité. Pourtant, accumuler les sanctions internationales comme des trophées de guerre n’est pas un signe de force ; c'est le marqueur indélébile d'un isolement diplomatique et moral total.

​En qualifiant les décisions de l’ONU de « corrompues », Nangaa tente maladroitement de délégitimer le concert des nations pour masquer la réalité : celle d'un homme traqué par la justice de son pays et banni par la communauté internationale pour sa responsabilité dans les souffrances de millions de Congolais.

​L'alibi « existentiel » pour justifier la terreur

​Plus inquiétant encore, Corneille Nangaa a affirmé que sa cause était désormais devenue « existentielle », promettant de «poursuivre la révolution jusqu'à son objectif final».

​La réalité du terrain : Derrière les grands mots comme « révolution » ou « cause existentielle » se cachent le deuil, les déplacements massifs de populations, le pillage des ressources et le chaos sécuritaire.

​Ce glissement sémantique vers l'«existentiel» est le propre des dirigeants aux abois. Il s'agit d'une tentative désespérée de donner une caution idéologique ou noble à une entreprise d'agression armée qui ne vise qu'à déstabiliser les institutions de la République et à servir des intérêts obscurs.

​L'inéluctable ralliement de la justice

​Les déclarations de Corneille Nangaa traduisent une dangereuse fuite en avant. En choisissant le mépris des institutions internationales et la poursuite de la violence, le leader de l’AFC s'enfonce un peu plus dans l’illégalité.

​Si ces sanctions successives ne l’ébranlent pas en apparence, elles restreignent pourtant chaque jour un peu plus sa marge de manœuvre, ses soutiens financiers et ses mouvements.

L'histoire a souvent montré que l'arrogance des chefs de guerre n'est que le prélude à leur reddition ou à leur chute. Face à la mémoire des victimes de l'Est de la RDC, la justice internationale et nationale finira tôt ou tard par rattraper ceux qui ont troqué le bulletin de vote pour les armes.

Natacha NDOMBELE 

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