Contrôle technique des véhicules à Kinshasa : un sursis pour mieux sauver des vies

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Le report du bouclage du contrôle technique des véhicules à Kinshasa du 31 août au 15 octobre n’est pas un recul. C’est, au contraire, une opportunité stratégique pour réussir une réforme essentielle.
Loin des polémiques, une chose est claire : le contrôle technique mérite d’être soutenu, renforcé et respecté.

Un report responsable, pas un abandon

Initialement prévue pour le 31 août, l’opération de bouclage a été repoussée sur instruction du gouverneur afin de garantir une rentrée scolaire apaisée.
Ce choix traduit une volonté d’équilibre : protéger les familles et éviter une paralysie du transport scolaire, tout en maintenant le cap sur une réforme indispensable.
Car oui, le contrôle technique reste obligatoire et incontournable. Le délai accordé n’est qu’un sursis, pas une annulation.

Un appel à la responsabilité des conducteurs

Les autorités sont claires : ce temps supplémentaire doit être utilisé intelligemment. Les propriétaires et conducteurs sont invités à soumettre volontairement leurs véhicules au contrôle technique avant l’échéance du 15 octobre.
Attendre le dernier moment serait une erreur.
Se mettre en règle maintenant, c’est éviter les sanctions demain, mais surtout, c’est garantir sa propre sécurité et celle des autres.

Tolérance zéro contre la fraude

Autre signal fort : la guerre contre les faux certificats est déclarée.
Le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, a prévenu que tout centre impliqué dans la délivrance frauduleuse de documents sera immédiatement fermé et poursuivi en justice.
Cette fermeté est essentielle. Car sans crédibilité dans les contrôles, la réforme perd tout son sens.
Un certificat doit être une preuve de sécurité, pas un simple papier acheté.

Une réforme vitale pour Kinshasa

Dans une mégapole comme Kinshasa, où le parc automobile est souvent vieillissant, le contrôle technique est un levier majeur de sécurité routière. Il permet d’écarter les véhicules dangereux, de réduire les accidents et d’améliorer la circulation.

Le contrôle technique n’est pas une contrainte administrative :
• C’est une mesure de protection collective 
• C’est un outil de modernisation,
• C’est un engagement pour la vie.

Le 15 octobre, un tournant décisif
Les autorités préviennent déjà : passé le 15 octobre, les contrôles seront stricts et généralisés.

Ce délai doit donc être vu pour ce qu’il est réellement : une dernière chance de se conformer avant l’application rigoureuse de la loi.

Soutenir pour avancer

Le débat ne doit plus être de savoir s’il faut appliquer le contrôle technique, mais comment le réussir efficacement.
Soutenir cette réforme, c’est choisir : la sécurité plutôt que le laisser-aller, l’ordre plutôt que l’anarchie, la responsabilité plutôt que la négligence.

Kinshasa ne peut plus se permettre des routes dangereuses. Le contrôle technique n’est pas une option. C’est une nécessité.

Fatshi Bwanga 
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