Le débat sur la périodicité du contrôle technique des véhicules refait surface en République démocratique du Congo. Alors que l’obligation semestrielle est actuellement en vigueur, une voix s’élève pour demander un réaménagement de cette règle. Godé Mpoy Kadima, ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, estime que ce rythme imposé aux conducteurs constitue une lourdeur administrative et financière injustifiée.
Dans une déclaration publique, l’universitaire reconnaît d’emblée le bien-fondé de la mesure : le contrôle technique est un outil indispensable pour améliorer la sécurité routière et garantir que les véhicules en circulation respectent les normes environnementales et mécaniques. Il ne remet donc pas en cause le principe même du contrôle, mais sa fréquence.
Selon lui, imposer deux visites par an revient à alourdir délibérément les charges des ménages et des opérateurs économiques, dans un contexte déjà marqué par la cherté de la vie et les difficultés d’accès aux services publics. M. Mpoy qualifie cette obligation de «mesure parafiscale » qui devrait, comme toute perception publique, être encadrée par le principe d’annualité, garantie de prévisibilité et d’équité pour le citoyen.
Pour étayer son argumentation, il convoque des exemples étrangers. En France, rappelle-t-il, le contrôle technique est généralement effectué tous les deux ans pour les véhicules légers. Au Sénégal et au Cameroun, pays aux contextes économiques proches de celui de la RDC, la fréquence est d’une fois par an, avec des règles particulières pour les poids lourds et les transports en commun. Dès lors, pourquoi la RDC adopterait-elle une cadence plus contraignante que ces États ?
L’ancien élu appelle donc les autorités congolaises à trouver un juste équilibre entre l’impératif de sécurité routière et la nécessité de ne pas multiplier les tracasseries administratives. Il invite le gouvernement à réviser la réglementation en vigueur pour instaurer un contrôle annuel unique, qui permettrait, selon lui, de maintenir un niveau de sécurité satisfaisant tout en réduisant la pression financière sur les usagers.
En définitive, Godé Mpoy ne demande pas une suppression du contrôle technique, mais une modernisation de sa fréquence, au nom de la justice fiscale et du bon sens économique. Reste à savoir si les autorités congolaises seront sensibles à cet appel, alors que la question de la mobilisation des recettes parafiscales demeure un enjeu central dans le financement des services de l’État.
La Rédaction
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