Lambert Mende, cadre de l’Union sacrée de la nation, a réagi aux travaux du Dialogue national en saluant l’analyse du président Félix-Antoine Tshisekedi sur les crises qui secouent la République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies.
Pour l’ancien ministre de la Communication, le chef de l’État a livré une lecture « très lucide » des causes profondes des difficultés du pays, notamment les conflits armés et les défis sécuritaires persistants dans l’Est de la RDC.
Lambert Mende insiste toutefois sur la nécessité de maintenir une distinction entre le Dialogue national et les processus diplomatiques engagés à Washington et à Doha. Selon lui, ces initiatives ne doivent pas être confondues, car elles répondent à des objectifs différents.
Le député honoraire a également défendu l’exclusion de l’Alliance du fleuve Congo (AFC) et du mouvement du M23 des discussions liées aux mécanismes de résilience nationale. « Avec ce raisonnement-là, il va falloir inviter Monsieur Kagame », a-t-il ironisé, estimant qu’il serait contradictoire d’associer des acteurs accusés d’agression contre la RDC à l’élaboration des stratégies destinées à faire face à cette situation.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le débat reste vif autour de l’inclusivité des discussions nationales. Certains acteurs estiment qu’une participation élargie pourrait favoriser une sortie durable de crise, tandis que d’autres, à l’image de Lambert Mende, considèrent que les auteurs présumés de l’agression ne peuvent être associés à la définition des réponses à y apporter.
Janvier NDUWA
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