L’annonce du Dialogue national par le président Félix Tshisekedi continue de susciter des réactions dans la classe politique congolaise. Nzanga Mobutu considère cette initiative comme une opportunité de poser les bases d’une nouvelle dynamique nationale, mais estime que sa réussite dépendra du respect de certains principes fondamentaux.
Dans sa réaction au discours présidentiel, l’ancien vice-Premier ministre appelle à tirer les leçons des crises politiques et sécuritaires qui ont marqué la République démocratique du Congo. Pour lui, ce dialogue doit permettre de construire une paix durable et de renforcer les fondements de l’État.
L’une de ses principales préoccupations concerne la place de la violence dans la conquête du pouvoir. Nzanga Mobutu met en garde contre toute tentative de faire de la lutte armée un moyen d’accéder à des responsabilités politiques.
« Les armes ne peuvent conférer une légitimité politique », rappelle-t-il, estimant que la réconciliation nationale ne doit pas conduire à une reconnaissance des rébellions comme voie normale d’accès au pouvoir.
Selon lui, les futures assises devront également mettre l’accent sur la consolidation des institutions, la restauration de l’autorité de l’État et la défense de la souveraineté nationale.
Nzanga Mobutu plaide par ailleurs pour un dialogue centré sur l’intérêt général, loin des calculs politiques et des ambitions personnelles. Il estime que la réussite de ce processus dépendra de la capacité des acteurs à privilégier l’unité nationale et la stabilité de la République démocratique du Congo.
Ali Haddad
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