Face à l’impunité et aux risques d'accidents à répétition, la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique (RFCK) passe à l'offensive. Kajos Mafolo, Directeur Général de l'institution, a sillonné le district de la Funa et de la Tshangu pour avertir automobilistes et motocyclistes : après le 10 août, il sera trop tard.
Une campagne coup de poing dans l’Est de la capitale
Vendredi dernier, la sensibilisation a pris une tournure très concrète dans la partie Est de Kinshasa. Tracts en main et entouré de ses équipes, le patron de la RFCK, Kajos Mafolo, est descendu sur le terrain pour haranguer directement les usagers de la route.
De la commune de Limete jusqu'à Kingasani, en passant par les ronds-points stratégiques de Lemba (Super Lemba), le Quartier 1 à Masina, ainsi que les sauts-de-mouton de Bitabe et de Pascal, aucun point névralgique n'a été épargné.
L’objectif est de toucher le plus grand nombre d’automobilistes et de conducteurs de taxis-motos (les Wewa), souvent pointés du doigt pour le mauvais état mécanique de leurs engins.
Ultimatum au 10 août : Vers un «blocage systématique»
Le message délivré par l'autorité urbaine est sans équivoque : la phase de tolérance touche à sa fin.
«Tous les assujettis doivent soumettre sans tarder leurs véhicules au contrôle technique avant l'échéance fixée.», Kajos Mafolo, DG de la RFCK.
Le ton s'est nettement durci à l'approche de la date butoir. Dès le 10 août prochain, un blocage général et systématique sera déployé sur toute l’étendue de la capitale.
Les récalcitrants s'exposent à des sanctions rigoureuses, incluant des amendes forfaitaires et la mise en fourrière immédiate des véhicules non en règle.
Prévoyance et sécurité routière : Ce que doivent faire les conducteurs
Pour éviter de voir leur outil de travail ou leur véhicule personnel immobilisé aux barrages de contrôle dès la mi-août, la RFCK invite instamment les Kinois à effectuer leurs démarches dans les centres agréés :
• Faire réviser les organes essentiels : Système de freinage, direction, amortisseurs et éclairage.
• Obtenir le certificat de contrôle technique : S'assurer de disposer de la vignette valide.
• Conserver les documents à bord : Être en mesure d'en faire la preuve lors des vérifications de la police routière et des agents de la régie.
Alors que l'échéance approche à grands pas, la pression monte d'un cran sur les artères de Kinshasa. Reste à savoir si cette ultime phase de sensibilisation suffira à désengorger les centres de contrôle technique dans les jours à venir.
Rédaction
%20(1)%20(2).png)