Le 02 août, plus de 200 jeunes se sont rassemblés sur l’esplanade de la «Libération» à Kalemie au niveau de la poste, pour commémorer les plus de 10 millions de civils tués en près de trente ans dans l’est de la RDC ( selon l'estimation du gouvernement congolais).
Organisée par le Conseil National de la Jeunesse avec l’établissement FONAREV à l’occasion de la journée de «Genocost ou génocide pour des gains économiques», la soirée a mêlé bougies et recueillement.
Les participants ont dénoncé l’«omerta» de la communauté internationale sur les massacres en cours dans la partie orientale du pays et mis en cause le president rwandais Paul Kagame, qu’ils accusent d’avoir orchestré la prédation des ressources minières de la RDC tout en bénéficiant, selon eux, d’une impunité préoccupante malgré des éléments présentés comme plausibles.
Certains appellent même à des investigations internationales sérieuses pour lever le voile sur d’éventuelles complicités et circuits de pillage; tout en affirmant que l’absence d’action extérieure coercitive contre le Rwanda ne fera que favoriser l’escalade meurtrière au Congo.
Sur la place de la «Libération» à Kalemie, la carte de la RDC a été tracée au sol, puis entourée des bougies allumées pour exprimer l'attachement à la mémoire des victimes, le refus de l’oubli, l'espérance et l'engagement en faveur de la paix.
Le Président du conseil provincial de la jeunesse au Tanganyika Trésor Mukonga Wa Kaya a estimé que la rencontre placée sous le thème : «le peuple se souvient, plus jamais seul» offrait une tribune pour inculquer des valeurs patriotiques et sensibiliser la jeunesse à son rôle face au conflit.
En outre, une pétition exhorte les autorités internationales à reconnaître les gros carnages dans l'Est de la RDC comme des actes de génocide.
Ildephonse WILONDJA
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