Martin Fayulu a choisi la voie judiciaire pour répondre aux propos tenus à son encontre par la communicatrice Gethou Bapile. Le président de l’ECiDé, par l’intermédiaire de son avocat Me Clément Muza Kayembe, a déposé une plainte auprès du parquet de Kinshasa/Gombe.
La plainte vise des faits présumés de diffamation, propagation de fausses informations et menaces, à la suite d’une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux. Dans cette séquence, Gethou Bapile tient des propos virulents à l’endroit de l’opposant, que sa défense considère comme portant atteinte à son honneur et à sa sécurité.
Une plainte basée sur plusieurs dispositions légales
Dans sa saisine, Me Clément Muza Kayembe estime que les déclarations de la communicatrice dépassent les limites de la critique politique et constituent une atteinte à la dignité de son client.
La défense de Martin Fayulu invoque notamment l’article 74 du Code pénal congolais sur la diffamation, ainsi que l’article 360 du Code du numérique relatif à la diffusion de fausses informations via les plateformes électroniques.
Pour l’avocat, l’usage des réseaux sociaux dans cette affaire pose également la question de la responsabilité des auteurs de contenus diffusés publiquement.
Le débat sur la liberté d’expression relancé
Cette démarche judiciaire intervient alors que les autorités congolaises renforcent leur vigilance face aux contenus considérés comme des dérives sur les réseaux sociaux.
L’affaire divise déjà l’opinion. Certains saluent le recours à la justice pour défendre la réputation de l’opposant, tandis que d’autres mettent en avant la nécessité de préserver la liberté d’expression dans l’espace politique.
La suite de la procédure judiciaire devra établir les éventuelles responsabilités dans cette affaire qui continue de susciter des réactions.
Ali Haddad
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