La Confédération africaine de volley-ball (CAVB) a officialisé ce jeudi 20 août le transfert du Championnat d'Afrique des nations masculin 2026 de Kinshasa à Tunis. Une décision motivée par les craintes sanitaires exprimées par plusieurs fédérations, qui plonge le sport congolais dans une nouvelle désillusion.
Un revers pour la RDC
Initialement prévue du 7 au 21 septembre dans la capitale congolaise, la compétition phare du volley-ball continental se tiendra finalement du 13 au 26 septembre à Tunis, en Tunisie. Ce changement de dernière minute intervient après des semaines de pressions de la part de plusieurs nations participantes, inquiètes des conditions sanitaires prévalant en RDC.
Dans son communiqué, la CAVB précise avoir agi «non sans regret», après examen du dossier par son conseil d'administration, et assure que cette décision est dictée uniquement par des considérations de santé et de sécurité.
Un enjeu planétaire
Ce championnat ne se résume pas à un simple tournoi continental : il sert de passage obligé vers les plus grandes scènes internationales. En effet, la compétition fait office de tournoi de qualification pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 et pour la Coupe du monde de la FIVB 2027. Un enjeu de taille qui explique la prudence des fédérations sur les conditions d'accueil.
Des gages donnés à Kinshasa
Consciente de la déception congolaise, la CAVB a tenu à rassurer ses partenaires locaux. Elle affirme que ce retrait «ne remet en aucun cas en cause la confiance et l'excellent partenariat» avec la Fédération congolaise et les autorités du pays. Elle promet même son « pleine disponibilité » pour soutenir une future organisation à Kinshasa, et exprime sa solidarité avec les personnes touchées par la situation sanitaire actuelle.
Le nouveau calendrier
Les équipes devront s'adapter à ce changement de dernière minute :
· 13 septembre : arrivée des délégations à Tunis
· 14 septembre : réunion technique
· 15–25 septembre : compétition
· 26 septembre : départ
La CAVB rappelle également aux fédérations qualifiées l'obligation d'enregistrer leurs joueurs dans le système d'information de la FIVB (VIS).
Un silence assourdissant à Kinshasa
À l'heure où nous écrivons ces lignes, ni la Fédération congolaise de volley-ball, ni le ministère des Sports n'ont réagi officiellement. Ce nouveau retrait d'une compétition majeure, après d'autres délocalisations ou reports ces dernières années, fragilise un peu plus l'image de la RDC comme terre d'accueil pour le sport continental.
Janvier NDUWA
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