Au terme du congrès organisé le 30 juillet à Uvira , dans le Sud-kivu, les chefs des différentes milices étatiques intégrées au sein du mouvement Wazalendo ont posé leurs conditions en perspective du dialogue national annoncé en RDC.La tenue de ces assises nationales est, selon eux , tributaire du retrait intégral des forces d’occupation RDF (forces rwandaises de défense) et de ses proxies .
Des enquêtes indiquent que des puissances étrangères alimentent en sous-main la guérilla rebelle de l'AFC /M23 dans l'est de la RDC, et que le Rwanda, loin de se cacher, est accusé d'avoir accru son implication via des renforts militaires et des chaînes logistiques. Cet appuie a contribué à la présence prolongée des rebelles dans certaines zones du pays depuis près de cinq ans. A cela s’ajoutent les deux villes clés du Kivu : Goma et Bukavu.
Les cadres de Wazalendo ont réaffirmé qu’aucune discussion ne sera engagée tant que le Rwanda et ses forces supplétives ne se seront pas retirés. L’opposition et les institutions religieuses CENCO et ECC présentent ce dialogue comme une étape incontournable pour traiter les questions fondamentales et favoriser la pacification nationale.
Sous réserve du respect de ce préalable, les Wazalendo réclament leurs places à la table des négociations. Ils estiment par l'occasion que l'AFC/M23 use de manœuvres pour les détourner de leur garde. Ils en appellent au président de la République pour un renfort en équipements et en vivres, indispensable selon eux pour enrayer l'expansion territoriale des insurgés.
Ildephonse WILONDJA
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