La ville de Goma est de nouveau secouée par une affaire préoccupante. Théo Binamungu, cadre politique et membre du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, est porté disparu depuis quatre jours, selon des sources proches de sa famille.
D’après les premières informations recueillies, l’homme aurait été interpellé dans son propre bureau par des éléments armés agissant sous les ordres du colonel Nzenze Imani. Depuis cette intervention, aucune nouvelle officielle n’a filtré quant à sa situation ou à son lieu de détention, plongeant ses proches dans une inquiétude grandissante.
Des accusations graves, mais non confirmées
Les circonstances de cette disparition suscitent de vives interrogations. Toujours selon les mêmes sources, l’arrestation présumée de Théo Binamungu aurait été exécutée sur instruction de Bahati Musanga et du général Sultani Makenga, avec un supposé aval des autorités rwandaises.
À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été apportée par les autorités compétentes, laissant planer le doute sur la véracité de ces allégations. Cette absence de communication renforce le climat de suspicion et d’insécurité déjà palpable dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Une disparition qui relance le débat sur la sécurité à l’Est
Dans une région marquée par des tensions persistantes et la présence de groupes armés, la disparition d’un acteur politique ne peut être prise à la légère. Elle ravive les préoccupations autour des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et du respect des droits fondamentaux.
Alors que la famille de Théo Binamungu appelle à des éclaircissements urgents, l’opinion publique attend désormais des autorités une réaction rapide et transparente.
Affaire à suivre.
Fatshi Bwanga
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