Les confessions d'un système à ciel ouvert
L'actuel ministre de l'Agriculture, Muhindo Nzangi, originaire de la partie orientale du pays, vient ajouter une pièce maîtresse au puzzle.
Selon ses déclarations, sous l'ancien régime, certaines décisions militaires cruciales dans l'Est du pays étaient soumises à l'influence directe de Paul Kagame. À l'époque de Joseph Kabila, obtenir un commandement militaire au Sud-Kivu exigerait l'aval tacite du Rwanda.
Ce constat n'est malheureusement plus à démontrer. Avant lui, d'autres figures politiques de premier plan avaient déjà brisé l'omerta :
- Alphonse Ngoyi Kasanji, ancien gouverneur du Kasaï-Oriental et député national, avait lâché une véritable bombe en révélant qu'à l'époque de Kabila, « pour être nommé ministre, il fallait aller à Kigali ».
- Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu, avait quant à lui fait voler en éclats le mythe de la fermeté de l’ancien régime en affirmant sans détour que « le Nord-Kivu était dirigé par le Rwanda via le RCD ».
L'enjeu fondamental : La souveraineté face à l'agression
C'est précisément sur ce terrain que se joue le face-à-face politique historique avec le président Félix Tshisekedi.
La guerre d'agression à laquelle fait face la République Démocratique du Congo aujourd'hui n'est pas un accident ex nihilo : elle a été nourrie, préparée et entretenue durant des décennies par le biais de politiques désastreuses telles que le mixage, l'intégration et le brassage au sein de l'armée. Résultat tragique : la partie orientale a été durablement infiltrée par des individus prétendant servir le drapeau congolais tout en obéissant aux ordres de Kigali.
Déboulonner trente ans d'emprise : Un combat de longue haleine
Alors que Kigali se retrouve aujourd'hui démasqué à l'international pour son soutien notoire au M23, et que l'ancien président Joseph Kabila fait face à des accusations américaines de collusion avec l'AFC/M23, Félix Tshisekedi s'impose comme le leader déterminé à reprendre le contrôle total de l’État, de l'armée et des services de renseignement.
Déboulonner un système d'influence occulte vieux de près de trente ans ne se fera ni en un jour, ni sans une résistance acharnée des réseaux mafieux tapis dans l'ombre.
Congolaises et Congolais, l'heure est à la prise de conscience et à l'action. Accompagnons résolument Félix Tshisekedi pour restaurer et préserver la souveraineté intégrale de notre cher et beau pays.
RLM
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