Des images qui glacent le sang, des rues transformées en zones de non-droit et une rhétorique qui frôle l’indécence. À la 11e rue de Limete, la prétendue « marche démocratique » s’est muée en une terrifiante démonstration de force. Loin des banderoles et des slogans pacifiques, ce sont des machettes à la main que des militants de l'ECiDé de Martin Fayulu et de la coalition C-64 ont été filmés en train de déambuler.
Le constat est glaçant : lames levées, provocations assumées et recherche active de la confrontation. En armant ainsi ses partisans, la C-64 franchit une ligne rouge et offre un spectacle politique d’une dangerosité extrême au cœur de Kinshasa.
Du militantisme à la milice : La dérive de la C-64
Comment qualifier autrement le recours à des armes blanches en pleine rue ? Ces séquences vidéo témoignent d’une dérive manifeste de la C-64, qui semble désormais prête à sacrifier la paix civile sur l’autel de ses ambitions politiques, en transformant de simples citoyens en boucliers humains armés.
Aujourd'hui, le doute n'est plus permis. La coalition et ses dirigeants doivent rendre des comptes face à cette militarisation insoutenable de la rue.
L’indéfendable tentative de justification
Le plus choquant dans cette affaire réside peut-être dans la réaction de l’appareil politique. Loin de condamner ces dérapages avec la dernière énergie, la C-64 a cru bon de justifier l’injustifiable lors de sa conférence de presse post-marche, osant parler de «mesures défensives».
Une telle pirouette verbale insulte l'intelligence des Congolais. Peut-on sérieusement plaider la légitime défense quand on débarque, armé de machettes, dans une zone notoire pour être un bastion adverse ? Ce cynisme politique ne fait qu’aggraver la responsabilité de ses initiateurs.
La démocratie ne se bâtit pas à coup de lames
En choisissant la provocation et l'intimidation armée, la C-64 s'éloigne dangereusement des standards du débat démocratique pour flirter avec les méthodes des fauteurs de troubles. La liberté de manifester ne saurait être un droit de semer la terreur ou d'armer des milices urbaines.
Il est plus que temps que les acteurs politiques congolais, tous bords confondus, rejettent fermement cette escalade de la violence. La capitale ne doit pas devenir le théâtre d'affrontements prémédités où le sang coule pour des calculs politiciens.
RLM
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