C'est une prestation qui restera dans les annales du naufrage politique. Hésitations, balbutiements, quête désespérée de mots pour justifier l’injustifiable : le passage de Marie-Ange Mushobekwa sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) a viré au fiasco, suscitant une onde de choc et une profonde indignation au sein de l'opinion publique congolaise. En tentant de réécrire l'histoire pour légitimer la dérive autoritaire du Front Commun pour le Congo (FCC), l'ancienne ministre des Droits humains du régime de Joseph Kabila s'est heurtée au mur de ses propres contradictions.
Le prix de la vie humaine réduit à 2 000 dollars ?
Présenter le « glissement » du mandat de Joseph Kabila comme le fruit d'un simple dialogue inclusif relève d'une amnésie sélective particulièrement indécente. L'opinion se rappelle encore avec ferveur de cette période sombre, marquée par une répression sanglante, des manifestations étouffées dans le sang et des vies brisées par la violence d'État.
Le sommet du cynisme a été atteint lorsque la porte-parole du FCC a évoqué, presque sans ciller, une indemnisation de 2 000 dollars attribuée aux familles des victimes. Comme si le sang congolais pouvait s'acheter à ce prix-là. Aucune enveloppe, aucun chèque, aussi important soit-il, ne saurait compenser la perte d'un parent, d'un enfant ou d'un frère tombé sous la barbarie répressive de l'époque.
Un parallèle mensonger pour légitimer les ennemis de la Nation
Derrière ce révisionnisme historique se cache un calcul politique grossier : tenter de démontrer que la situation actuelle serait pire qu'hier, afin d'imposer la présence de Joseph Kabila et de l'alliance rebelle AFC/M23 à la table des négociations. Mais la pilule ne passe plus. On ne peut pas invoquer le dialogue comme un symbole de paix tout en piétinant la mémoire de ceux qui ont payé de leur vie les abus d'un régime aux abois.
Un seul cap : le Dialogue National sous la conduite de Félix Tshisekedi
Le peuple congolais refuse d'être le dindon de la farce de ces figures politiques décrédibilisées. L'heure n'est plus aux marchandages cyniques où le sang sert de passerelle pour accéder au pouvoir. Aujourd'hui, les regards sont tournés vers le Dialogue National initié par le Chef de l'État Félix Tshisekedi, cadre légitime destiné à traiter les causes profondes de la crise pour bâtir une paix durable. Le message est désormais clair : plus jamais le pouvoir ne s'acquerra sur le calvaire des Congolais.
RLM
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