L’échange, intervenu de manière spontanée, a notamment porté sur la Constitution et sur l’avenir politique du président Félix Tshisekedi. Face à son interlocuteur, Moïse Katumbi a réaffirmé son opposition à toute modification de la Loi fondamentale susceptible, selon lui, de permettre une prolongation du pouvoir présidentiel.
Interrogé sur ses positions, l’opposant a notamment déclaré : «Je ne dirai jamais de ma vie “Mashi ya Mumenu”, comme l’a dit le Président.»
Sur la question d’une éventuelle modification de la Constitution, Moïse Katumbi s’est également montré ferme. « Personne n’acceptera le changement de la Constitution », a-t-il affirmé.
« Il termine son mandat et il part »
La question du mandat de Félix Tshisekedi a également occupé une place importante dans cet échange. Moïse Katumbi estime que le chef de l’État doit respecter les dispositions constitutionnelles en vigueur et quitter le pouvoir à l’issue de son mandat.
« Le Président Tshisekedi doit partir. Il ne doit pas toucher à la Constitution en 2028. Il termine son mandat et il part », a déclaré l’opposant.
Ces déclarations s’inscrivent dans le débat politique qui entoure la Constitution et les perspectives institutionnelles de la RDC. La question d’une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle constitue en effet un sujet particulièrement sensible dans le paysage politique congolais.
À travers cet échange avec un citoyen dans la rue, Moïse Katumbi réaffirme ainsi publiquement ses principales lignes rouges : le respect de la Constitution, l’alternance au pouvoir et la limitation de la durée du mandat présidentiel.
La séquence pourrait alimenter davantage le débat politique à l’approche des prochaines échéances institutionnelles en République démocratique du Congo.
Ali Haddad
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