La ville de Goma, sous contrôle rebelle, fait désormais l’objet d’une pression accrue de la part des Forces armées de la RDC, dont les mouvements offensifs se rapprochent dangereusement de ses limites.
Cette situation alimente une tension croissante au sein de la coordination de l’AFC/M23, fragilisée par les pertes humaines essuyées sur plusieurs théâtres d’opérations dans le Nord et Sud-Kivu.
Une source proche du dossier indique que des unités loyalistes encerclent la ville littorale de Minova ( en territoire de Kalehe, dans le Sud-Kivu), point clé dont la capture compromettrait l’un des principaux axes d’approvisionnement alimentaire de Goma. Le trajet entre les deux villes s’étend sur 45 à 49 kilomètres.
Plusieurs officiers d6e forces rwandaises de défense (RDF) qui étaient au front dans le Nord-Kivu ont regagné Goma, siège des institutions parallèles rebelles, à la suite de la perte de plusieurs localités au profit des FARDC et de leurs auxiliaires Wazalendo, rapportent des sources concordantes.
Face à ce scénario, les unités supplétives alliées aux FARDC maintiennent le cap, affichant une confiance intacte et un moral élevé, persuadées que la dynamique militaire leur est désormais favorable tandis que que les insurgés doivent gérer une série de revers militaires qui affaiblissent leur position.
En outre, les Wazalendo, groupe proétatique, ont pénétré dans la localité de Lemeka dans le groupement Ufamandu 1er, en territoire de Masisi, mercredi 16 septembre, selon des images largement relayées sur la toile. Cette progression aurait été rendue possible par leur victoire à l’issue de violents combats dans les montagnes de Miko, où elles auraient mis la main sur un arsenal comprenant plusieurs types d’armes.
Des sources sécuritaires font état de l’acheminement, mercredi 16 septembre, par plusieurs rotations de véhicules, à Kitshanga, des dépouilles de rebelles morts sur plusieurs lignes de contact.
Les localités de Kasake et Katuundu, dans le territoire de Masisi, sont aussi désormais sous le contrôle des forces pro-gouvernementales depuis mercredi 16 septembre.
Pour certains observateurs, ces épisodes sont les signes patents d’un effondrement stratégique de l’AFC/M23, prélude probable à la chute de la rébellion.
Ildephonse WILONDJA
%20(1)%20(2).png)