Le paysage politique congolais connaît de nouveaux soubresauts. Alors qu’un prochain voyage stratégique au Sénégal agite les coulisses, la plateforme C-64 traverse une zone de fortes turbulences. Entre défections, accusations mutuelles et révélations fracassantes, le voile se lève sur de véritables alliances cachées.
Un déballage public : Merley Vuvu charge Martin Fayulu
Peu de temps après le départ remarqué d'Alain Bolondjwa, c’est Merley Vuvu qui est revenu sur le devant de la scène pour décocher des flèches acérées contre Martin Fayulu. Ce dernier a été qualifié de « félin politique », accusé d’avoir, à plusieurs reprises, tendu la main à Félix Tshisekedi pour affaiblir l'opposition.
Selon Merley Vuvu, le leader de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECidé) ment délibérément et discrédite ses pairs pour préserver ses propres intérêts.
La controverse du passé : Alors que Fayulu nie toute proximité passée avec Joseph Kabila, Vuvu brandit l'argument du Bloc Patriotique.
Des personnalités telles que Prince Epenge, Devos Kitoko, Emmanuel Shadary, Papy Mbaki et Blanchard Mongombe sont mentionnées, listes de présence à l'appui.
Vuvu interroge sans détour : «À cette époque, Kabila n’était pas un assassin ?»
La C-64 sous le feu des critiques : Le masque tombe
Pour beaucoup, le doute n'est plus permis : la C-64 s'apparenterait de plus en plus à une résurgence du FCC (Front Commun pour le Congo) et de la dynamique Sauvons la RDC.
Comme le dit si bien l'adage kinois : «Mbwa aswi Mbwa» (Quand les chiens se dévorent).
L’analyse des prises de position pose question : comment expliquer qu'un membre de la C-64 expose vertement Martin Fayulu tout en volant au secours de Joseph Kabila, parfois qualifié de «sauveur» par certains de ses partisans?
Une telle posture interroge, d'autant que le passé de l'ancien président reste associé aux yeux de nombreux Congolais à des crises majeures menaçant l'unité et la souveraineté nationale.
Intérêts personnels et géopolitique du dialogue
L'insistance de la C-64 pour inclure Joseph Kabila et Corneille Nangaa autour d'une même table de dialogue ne relève plus du hasard. Pour les observateurs, la plateforme ressemble de plus en plus à un « FCC renouveau ».
Au-delà des grands discours patriotiques, les critiques pointent du doigt :
° Des querelles de leadership autour des postes et des avantages ;
° Des rivalités liées à l'organisation de voyages internationaux ;
° Des connivences supposées avec des figures controversées de l'échiquier politique.
Entre règlements de comptes internes et luttes d'influence, la C-64 dévoile progressivement son véritable ADN politique. Les masques tombent, et cette fois, l'opinion publique ne pourra pas dire qu'elle ne savait pas.
RLM
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