Kinshasa : Zéro passe-droit pour le contrôle technique, la RFCK passe à l’offensive 24h/24

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Les routes de la capitale congolaise s’apprêtent à subir un véritable tour de vis. Réunis ce samedi 17 octobre 2026 dans la salle Kimbuta de l’Hôtel de Ville de Kinshasa, les agents de la Régie de Facturation des Contrôles Kinois (RFCK) et la brigade de la Division urbaine des transports ont reçu des directives fermes pour le déploiement de la deuxième phase du contrôle technique et de conformité des véhicules.

​Sous la conduite du Directeur Général de la RFCK, Kajos Kasinzi Mafolo Joseph, assisté du Chef de bureau Contrôle Technique, Tryphon Kuketuka Kiangata, cette rencontre de cadrage a jeté les bases d’un bouclage sans faille à travers les artères kinoises.

​Un acte de patriotisme et un devoir républicain

​Ouvrant la séance après une semaine particulièrement intense sur le terrain, le numéro un de la RFCK a tenu à remobiliser ses troupes en appelant au sens du devoir :

​« Félicitations à tous. Ce pays nous appartient tous, nous n’avons que ça ! Malgré une semaine d’intense travail, ce que nous accomplissons au quotidien est un véritable signe de patriotisme. Si nous multiplions ces réunions, c’est pour adopter des stratégies concrètes et palpables en vue de réussir un parfait bouclage. Évitons les failles, s'il vous plaît ! », a dit Kajos Kasinzi Mafolo Joseph, DG de la RFCK.

​Cette remobilisation s'inscrit dans le sillage direct de l'intervention au Sénat, ce vendredi 16 octobre, du Vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba, rappelant que la vérification technique des véhicules revêt un caractère strictement obligatoire sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

« Tout le monde est assujetti, sans exception aucune. La loi est applicable à tous », a martelé le Directeur Général.

​Le régulateur kinois rappelle à ce sujet que le contrôle technique ne date pas d'hier : il s'agit d'une exigence légale ancrée dans l'histoire du pays, initiée sous l'époque coloniale en 1958, réaffirmée sous Mobutu en 1968, sous Laurent-Désiré Kabila en 1998, puis actualisée lors des réformes de 2013 et 2025. Une continuité administrative qui ne vise qu'un objectif majeur : sécuriser les usagers de la route et fluidifier la circulation.

​Maillage territorial renforcé : 70 postes et équipes mixtes

​Après un démarrage qualifié de timide le jeudi 15 octobre en raison de contraintes logistiques et d'impondérables de terrain, la RFCK repasse à l'action avec une visibilité décuplée. Pour maximiser la dissuasion et marquer sa présence, l'exécutif urbain passe à la vitesse supérieure :

  • ​Un réseau étendu : Le nombre de points de contrôle sur les grands axes kinois passe de 40 à 70 postes stratégiques.
  • ​Une synergie sur le terrain : Les patrouilles seront composées d'équipes mixtes de 10 agents par carrefour, associant la RFCK et la Division urbaine des transports dans une proportion stricte de 60% - 40%.
  • ​Discipline rigoureuse : Un accent particulier a été mis sur le respect scrupuleux des affectations attribuées à chaque agent.

​Innovations majeures : Paiement direct sur place et couverture 24h/24

​Pour adapter le dispositif à la réalité du trafic kinois, la RFCK introduit deux innovations majeures pour cette seconde phase :

  1. ​Un contrôle continu 24/7 : Les opérations de vérification s'effectueront désormais 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à travers toute la ville.
  2. ​La régularisation immédiate au carrefour : En cas d'absence de vignette conforme, l'automobiliste interpellé n'est pas immédiatement immobilisé sans recours. Il a la possibilité de payer sur place auprès d'une perceptrice habilitée déployée au carrefour.

​Sur présentation du paiement, la perceptrice délivre sur-le-champ un reçu ou jeton valant preuve de taxation. Ce document accorde à l'usager un délai légal de 72 heures pour se rendre dans le centre de contrôle technique le plus proche afin de soumettre son véhicule à l'inspection.

​La RFCK avertit toutefois que passé ce délai de 72 heures sans régularisation effective au centre, le contrevenant s'expose à une nouvelle interpellation assortie de lourdes pénalités et d'amendes additionnelles.

​En rappelant ces règles établies depuis des lustres, les autorités politico-administratives de la ville entendent restaurer l’ordre urbain et garantir la sécurité de tous sur la chaussée. Le message est désormais clair pour tous les conducteurs de Kinshasa : la conformité routière n'est plus une option.

Rédaction 

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