Le ministre d’État, vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication, Jean-Pierre Bemba, se retrouve une nouvelle fois au centre des critiques après une succession de drames ayant fait plusieurs victimes en République démocratique du Congo.
Naufrage de la baleinière « Victoire»
Le dernier drame en date est le naufrage de la baleinière H/B «Victoire», survenu dans la nuit de vendredi à samedi sur le fleuve Congo, à hauteur de Ngombe, dans le territoire de Lukolela, province de l’Équateur.
Selon le bilan provisoire communiqué après l’accident, 163 personnes se trouvaient à bord. Parmi elles, 55 ont été secourues, tandis que 26 corps ont été retrouvés. 82 personnes restent portées disparues.
Les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants et les personnes encore portées disparues. Une équipe d’enquête est attendue de Mbandaka pour contribuer à déterminer les circonstances exactes du naufrage.
Le crash de Kenge également dans les esprits
Ce naufrage intervient alors que les interrogations restent vives autour du crash aérien survenu à Kenge, qui a également fait plusieurs victimes, parmi lesquelles des auditeurs généraux, dont Lukulia, selon les informations rapportées.
La succession de ces accidents ravive ainsi le débat sur la sécurité dans les secteurs des transports fluvial et aérien, ainsi que sur les mécanismes de contrôle et de prévention des accidents.
Bemba sous pression
Dans ce contexte, la gestion du secteur des transports par Jean-Pierre Bemba fait l'objet de critiques croissantes. Des voix issues notamment de l’opposition et de la société civile réclament des explications et, pour certaines, vont jusqu’à demander la démission du ministre.
Ces appels interviennent alors que les circonstances précises du naufrage de la baleinière « Victoire» doivent encore être établies par les investigations annoncées.
À ce stade, aucune donnée vérifiable ne permet toutefois d’affirmer que 97 % de la population congolaise réclamerait la démission de Jean-Pierre Bemba. Ce chiffre, largement relayé sur les réseaux sociaux, ne repose pas sur un sondage ou une étude identifiable.
Une chose est cependant certaine : la répétition des drames dans le secteur des transports remet la question de la sécurité des passagers et de la responsabilité des autorités de tutelle au cœur du débat public.
Ali Haddad
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