Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant du Chef de l’État et ex-coordonnateur du mécanisme de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, est enfin sorti de son silence. Dans une déclaration dense, à la fois politique et personnelle, l’homme a répondu aux critiques qui l’accusent de motiver ses prises de position par une supposée mise à l’écart.
Sans détour, Ibalanky choisit l’ironie et la métaphore pour clarifier sa posture. « Si l’on vous interdit de manger dans une maison, allez-vous mourir de faim pour prouver votre loyauté ? », interroge-t-il, avant d’établir un parallèle avec le monde du football : être mis définitivement sur le banc ne signifie pas la fin d’une carrière, mais parfois la fin d’une aventure avec une équipe.
Pour l’ancien haut responsable, l’avenir d’un homme — et plus encore celui d’un pays — ne peut se décider sur des bases émotionnelles ou toxiques. Il rejette en bloc toute lecture fondée sur les complots, la jalousie ou la peur du potentiel des autres. Surtout, il rappelle n’avoir jamais été mêlé à des affaires de détournement, de vol, de trahison ou d’incompétence, s’interrogeant alors sur la nature réelle des accusations ou des procès d’intention dont il fait l’objet.
Dans un ton grave, Ibalanky dénonce ce qu’il perçoit comme des sacrifices humains dictés par des égos. « On ne tue pas un vivant pour satisfaire un ego», affirme-t-il, avant de poser un principe qui sonne comme une ligne politique : lorsque des portes se ferment par calcul, la dignité impose d’ouvrir d’autres routes.
Au-delà de sa personne, le message se veut collectif. «Le pays nous appartient à tous », insiste-t-il, appelant à une vision inclusive de la nation, débarrassée des exclusions arbitraires et des appartenances verrouillées.
Concluant sur une note résolument tournée vers l’avenir, Claude Ibalanky annonce un retour assumé sur le terrain des idées et de l’action. Conscient, dit-il, du poids générationnel qu’il porte, il estime que le moment est venu : « Le réveil, c’est maintenant ».
Un message fort, qui ne manquera pas d’alimenter le débat politique et d’interroger sur les recompositions en cours.
La Rédaction
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