Le chef autoproclamé de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et figure désormais centrale de la rébellion aux côtés du M23, Corneille NANGAA, est devenu un symbole de la déstabilisation de la République démocratique du Congo. À travers ses alliances avec des groupes armés appuyés par le Rwanda, l'ancien président de la CENI s'est définitivement éloigné du chemin institutionnel pour emprunter celui de la violence. Ce virage lui a valu des sanctions lourdes de la part des grandes puissances internationales.
Des sanctions américaines répétées
Dès 2019, le Département du Trésor américain avait imposé des sanctions à NANGAA, l'accusant d'avoir sapé le processus électoral en RDC. Ces premières mesures visaient déjà son implication dans la manipulation du système démocratique.
En 2024, alors que Nangaa fait sa mue en chef rebelle, les États-Unis réitèrent leur position en sanctionnant non seulement l’individu, mais également son organisation, l’AFC, qualifiée de moteur de l’instabilité à l’Est du pays. Ces sanctions s’inscrivent dans une logique claire : freiner la montée en puissance d’un réseau armé jugé responsable de violations massives des droits humains.
L’Union européenne emboîte le pas
La même année, l’Union européenne entre dans la danse en infligeant ses propres sanctions à Corneille Nangaa pour son rôle actif dans la déstabilisation de la RDC et pour les exactions documentées dans les zones sous contrôle rebelle. Pour Bruxelles, il s’agit d’un signal fort : l’UE ne tolérera pas que des ambitions personnelles plongent toute une région dans la souffrance.
Les Nations unies confirment l’alerte
Le Conseil de sécurité des Nations unies a, lui aussi, pris des mesures à l’encontre de Corneille Nangaa et d’autres membres de l’AFC. Ces sanctions viennent renforcer un consensus international : la RDC ne peut être livrée aux mains de groupes armés qui opèrent au mépris des droits humains et de la souveraineté nationale.
Un isolement grandissant
Face à ces sanctions croisées, la légitimité internationale de Corneille NANGAA s’effondre. L’homme, qui fut jadis une figure du processus électoral, est aujourd’hui perçu comme un acteur-clé du chaos à l’Est de la RDC.
Loin d’être anodines, ces mesures visent à briser les chaînes de la violence, protéger les populations civiles et rappeler qu’aucun acteur, aussi influent soit-il, n’est au-dessus du droit international. Le message est clair : les crimes commis au nom de l’ambition politique ne resteront pas impunis.
Rédaction
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