Dans un contexte politique marqué par des tensions post-électorales et des appels au dialogue national, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, ancien ministre et coordonnateur de la Dynamique pour une sortie de crise (DYSOC), monte au créneau. Dans une déclaration rendue publique ce 13 janvier 2026, il appelle le président Félix-Antoine Tshisekedi à une vigilance accrue face aux manœuvres politiques en cours et rejette fermement l’initiative de dialogue proposée par la CENCO et l’ECC.
«Le dialogue prôné par la CENCO-ECC est un piège politique déguisé. Il ne s'agit pas d'une démarche sincère pour la paix, mais d'une tentative de repositionnement des acteurs désavoués par le peuple », a affirmé Jean-Pierre Lisanga avec fermeté.
Selon lui, le chef de l’État, récemment réélu, n’a ni intérêt ni obligation d’ouvrir un dialogue hors du cadre constitutionnel, surtout avec des personnalités qu’il qualifie de «complices de l’agression» ou «nostalgiques du désordre institutionnel»
LISANGA, figure de l’opposition modérée, appelle plutôt à la consolidation des institutions issues des urnes, au respect de la volonté populaire et à la neutralisation de toute tentative de légitimer, par des négociations, ceux qui refusent de reconnaître les résultats des élections.
Pour lui, la solution aux défis du pays ne réside pas dans un énième compromis politique, mais dans le renforcement de l’autorité de l’État, la restauration de la sécurité nationale, et la poursuite des réformes.
«Le peuple a voté. Le peuple a tranché. Ce n’est pas autour d’une table entre élites frustrées que se décidera l’avenir de la RDC », conclut-il.
Ce rejet frontal d’un dialogue national, bien qu’isolé parmi d’autres appels au consensus, marque un tournant dans le débat actuel. Il renforce la position de ceux qui estiment que le temps est désormais à l’action et non à la compromission.
Rédaction
%20(1)%20(2).png)