La paralysie s’étend de Kalemie à Kongolo avec l’appel à une «ville morte» pour protester contre la résurrection de la taxe de péage routier. Qualifiée d’inopportune, de racket pur ou encore de mesure malvenue, cette taxe ne présenterait aucun bénéfice tangible pour la population, selon la Nouvelle Société civile congolaise.
Cette dernière est promotrice d’une journée ville morte, assortie d’une marche pacifique prévue ce mercredi 21 janvier 2026 à Kongolo.
Boutiques et magasins fermés, marchés désertés, principales artères commerciales paralysées : l’économie locale est asphyxiée, rapporte un témoin oculaire au cœur de la mobilisation.
La Société civile, appuyée par les chauffeurs de mototaxis, refuse ce prélèvement fiscal tant que la route vitale de la cité, actuellement dégradée par des nids-de-poule et de profondes crevasses, n’aura pas été réhabilitée. La structure citoyenne dénonce également les répercussions inflationnistes sur les coûts de transport liées à la dégradation avancée de cette voie stratégique.
Cette taxe continue ainsi de susciter de vives polémiques. La Nouvelle Société civile congolaise appelle les pouvoirs publics à la mettre en veilleuse et à se concentrer, en amont, sur la réhabilitation effective de la route.
Ildéphonse WILONDJA
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