RDC | Uvira libérée, la vérité étouffée : quand RFI travestit la liesse populaire en peur fabriquée

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Le départ de l’AFC/M23 d’Uvira n’a pas plongé la ville dans l’angoisse, contrairement à ce qu’affirme Radio France Internationale (RFI). Bien au contraire. Dans les rues, une scène sans équivoque : des habitants debout, des chants patriotiques, l’hymne national de la République démocratique du Congo entonné à pleins poumons. Un peuple qui respire enfin, qui célèbre la fin d’une occupation vécue comme une oppression.

Cette réalité de terrain tranche radicalement avec le récit relayé par RFI, évoquant une population inquiète et terrorisée. À Uvira, les images, les témoignages et l’ambiance générale racontent une autre histoire : celle d’une ville soulagée, fière et déterminée à tourner la page de la peur.
Dès les premières heures suivant le retrait de l’AFC/M23, des scènes de liesse ont été observées dans plusieurs quartiers. Des drapeaux congolais brandis, des slogans patriotiques scandés, et un message clair : la souveraineté nationale n’est pas négociable. Pour de nombreux habitants, ce départ marque la fin d’un cycle de violence et d’humiliation, et le début d’un espoir de stabilité.

Alors, pourquoi RFI persiste-t-elle à décrire une réalité que les Uvirois eux-mêmes démentent ? Pourquoi transformer une victoire populaire en tableau anxiogène ? À ce stade, la question dépasse la simple erreur journalistique. Elle interroge la ligne éditoriale d’un média accusé, une fois de plus, de présenter une lecture biaisée et déconnectée des faits vécus par les populations congolaises.

Pour beaucoup d’observateurs locaux, il ne s’agit plus d’information, mais de désinformation. Une pratique qui alimente la confusion, sape la confiance du public et porte atteinte à la dignité d’un peuple qui revendique le droit de raconter sa propre histoire.

Dans un contexte sécuritaire aussi sensible, la responsabilité des médias est immense. Informer avec rigueur, recouper les sources et respecter la vérité du terrain ne sont pas des options, mais des obligations. La souveraineté d’un État commence aussi par la maîtrise de son récit et la défense de la vérité.

Face à ces dérives jugées répétitives, des voix s’élèvent pour demander des mesures fortes. Parmi elles, l’appel à une suspension de RFI sur le territoire congolais, afin de rappeler une ligne rouge claire : informer, oui. Manipuler l’opinion et falsifier les faits, non.

Rédaction 

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